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imgp0117par Jacky RAYMOND, Secrétaire National du Nouveau Centre délégué à l’Education; Président-délégué au Projet du NC Gard, Adjoint au Maire de Nîmes en charge de l’Education.

Ces derniers jours, nous avons assisté, sous prétexte d’opposition à la réforme et aux suppressions de postes, à des débordements inacceptables : vociférations et insultes, jets de pierre contre des bâtiments publics, vitres de voitures brisées et rétroviseurs systématiquement arrachés dans certaines rues, scènes de violence.

Beaucoup de lycéens manifestent – encore que les défilés ne rassemblent qu’une minorité d’élèves – sans connaître précisément les raisons de leur participation aux mouvements de rue. Il en est d’ailleurs, comme les élèves des lycées professionnels, qui ne sont pas concernés par la réforme du lycée et qui, interrogés sur le motif de leur action, ne formulent que des poncifs, voire sont incapables de répondre.
Il en est peu qui savent présenter les grandes lignes de la réforme et préfèrent, avant de réagir, attendre le détail des mesures que le Ministre de l’Education nationale annoncera mardi 16 décembre.

Hormis certains parents engagés à un titre ou à un autre dans les mouvements actuels, les familles, dans leur immense majorité, manifestent de l’inquiétude, soit que celle-ci porte sur l’organisation future du lycée, donc sur le devenir de leurs enfants, soit qu’elle concerne la manipulation des jeunes et les phénomènes de violence qu’elle génère.

Il en est, lycéens et parents, qui reprochent au Ministre de n’avoir pas mené de concertation sur les enjeux et les principes de cette réforme, sur ses perspectives et ses modalités. Rien de plus faux ! A l’échelle nationale comme au niveau des académies, la philosophie de la réforme et ses principes de mise en œuvre ont fait l’objet d’une présentation et d’échanges dans le cadre des diverses instances consultatives.

Faut-il redire, comme je l’ai écrit récemment dans un texte consultable sur le site du Nouveau Centre, que la réforme engagée par Xavier Darcos va dans le bon sens… pour plusieurs raisons majeures : elle modifie l’organisation annuelle des études de second cycle ; elle favorise une évolution des comportements des lycéens, vers plus d’autonomie ; elle accompagne ces derniers de façon beaucoup plus soutenue et plus rigoureuse.

La désinformation et la manipulation doivent maintenant cesser, tant dans les établissements scolaires que dans l’opinion publique. Le Ministre de l’Education nationale et les cadres de l’institution scolaire – recteurs, inspecteurs d’académie et chefs d’établissement – s’emploient, encore et encore, à expliquer la réforme, même si les proviseurs, au contact direct des manifestants, expriment leurs craintes d’une surenchère de propos mensongers et de dérapages violents, notamment provoqués par des individus extérieurs et incontrôlables.

Le Nouveau Centre adhère aux visées de cette réforme des lycées, soutient le Ministre de l’Education nationale dans ce processus majeur qu’il a engagé, affirme l’urgence de le mener à bien. Et il condamne fermement l’agitation et les débordements constatés, les actes de violence perpétrés sous prétexte de combattre la réforme. De telles pratiques sont autant de coups portés contre la démocratie, laquelle constitue l’un des enjeux fondamentaux de l’acte éducatif.

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Jacky RAYMOND

Jacky RAYMOND

par Jacky RAYMOND,
Inspecteur d’Académie Honoraire Secrétaire National à l’Education, Président-Délégué au Projet de la Fédération NC du Gard, Adjoint au Maire de Nîmes

 

Dans ses principes, la réforme du lycée – et pas seulement de la classe de seconde comme le titrent certains journaux, bien que le cadrage du cycle terminal fasse toujours l’objet de réflexions – va incontestablement dans le bon sens, même si elle ne s’inscrit encore que partiellement dans la logique qui la fonde.

Elle va dans le bon sens pour plusieurs raisons majeures : elle modifie l’organisation annuelle des études de second cycle ; elle favorise une évolution des comportements des lycéens ; elle accompagne ces derniers de façon beaucoup plus soutenue et plus rigoureuse.

Nul ne conteste aujourd’hui le déséquilibre des trois trimestres de l’année scolaire, d’un premier trimestre qui n’en finit pas à un troisième trimestre quasi inexistant. Même si le découpage temporel reste inchangé – cinq séquences de six à sept semaines –, l’organisation semestrielle favorise un meilleur équilibre des activités d’enseignement et des moments de positionnement des élèves.
Il restera à régler le problème de l’amputation du second semestre pour cause d’examens et procédures diverses d’orientation/affectation.

Les modules d’exploration ou d’approfondissement, choisis parmi les quatre dominantes retenues – humanités, sciences, sciences de la société, technologie –, conduiront les lycéens à effectuer des choix et à individualiser leur parcours de formation. Ils leur permettront également d’ajuster ledit parcours, en fonction de leurs intérêts et potentialités, en usant de leur « droit au changement ».
L’efficacité de ce dispositif implique que la détermination des modules proposés par l’établissement se fonde sur le projet d’établissement, donc sur une analyse de besoins et un diagnostic, et non sur les ressources horaires disponibles après organisation du tronc commun – ce qui reviendrait à rendre les modules tributaires des répartitions disciplinaires.

Les trois heures d’accompagnement – remise à niveau, travaux interdisciplinaires, aide à l’orientation – ne devraient pas manquer de faciliter l’assistance aux élèves au regard de leurs performances scolaires et de leur projet personnel de formation.
Là encore, il conviendra de ne pas conditionner la mise en place de cette composante fondamentale des études de second cycle aux seules disponibilités horaires dans les diverses disciplines d’enseignement, au risque de pervertir totalement les ambitions et visées affichées.
Une telle perspective suppose une révision de l’actuel statut des enseignants, qui date… de 1950 !

Cette réforme ne va pas jusqu’au bout de la logique qui la fonde parce que, malgré la constitution de modules, elle maintient la sacro-sainte organisation par classe et ne permet pas à chaque élève de réaliser son propre cheminement scolaire.

L’organisation scolaire traditionnelle se caractérise à la fois par la constitution de classes par niveaux (seconde, première, terminale), même si certaines activités bénéficient d’un dédoublement de la classe ou se font par groupes – ce qui ne remet pas en cause la classe comme unité éducative –, et par une répartition des enseignements qui obéit à la mise en œuvre, du début à la fin de l’année scolaire, d’un emploi du temps immuable, ce qui peut s’expliquer par le souci de proposer aux professeurs et aux élèves un cadre temporel structurant, doublé d’un cadre spatial (locaux et équipements) également fixe.
Donner tout son sens et toute sa place au projet d’établissement, donc libérer l’initiative des équipes pédagogiques et éducatives, d’une part, mieux prendre en compte les besoins et attentes des élèves, et accroître leur esprit de responsabilité, d’autre part, nécessiteraient une plus grande souplesse dans l’élaboration et la constitution des itinéraires personnalisés de formation, donc une organisation du tronc commun en modules obligatoires, d’horaire global variable en fonction des disciplines.

Il est en effet étonnant de faire dépendre le passage au niveau supérieur d’une performance « moyenne », évaluée à partir des résultats obtenus par l’élève dans les différentes disciplines, comme si l’excellence en français ou en langue(s) pouvait compenser l’insuffisance en mathématiques ou en sciences (ou vice-versa !).
Pourquoi un élève qui a réussi dans une discipline, au regard du référentiel de celle-ci – l’évaluation relève t-elle actuellement de ce type de pratique ? –, doublerait-il sa classe parce que ses résultats sont notoirement insuffisants, voire faibles, dans d’autres disciplines ? Il conviendrait que l’évaluation, donc les décisions qui en résultent, se fasse par module et que soit abandonnée la pratique de l’appréciation globale.
Une telle approche impose une double contrainte : la mise en œuvre effective d’une évaluation explicite, sur la base d’un référentiel et de critères explicités, connus des élèves et de leurs familles ; une souplesse d’organisation au triple plan de la gestion des groupes d’élèves (il ne s’agit pas d’individualiser les enseignements), de la gestion des modules, de la gestion des espaces.

La qualité d’une réforme ne saurait s’apprécier sur le seul critère des moyens – de préférence en augmentation ! Si la question des ressources – et pas seulement des heures d’enseignement – mérite une attention particulière et un examen rigoureux, elle ne constitue pas l’ingrédient essentiel de la qualité du système éducatif. Celle-ci résulte davantage de la philosophie et de l’économie générale de ce système, du sens donné par chaque établissement à son action éducatrice au travers de son projet. Contrairement à ce que d’aucuns peuvent affirmer, la réforme engagée ne saurait accroître les disparités, aujourd’hui très fortes, entre les établissements. Elle vise au contraire, par la responsabilisation effective des équipes pédagogiques et l’engagement de chaque communauté éducative, par l’autonomie accrue des élèves et l’implication encouragée de leurs familles, à jouer la carte d’une qualité optimale et, par conséquent, à réduire ces disparités.

La réussite de cette réforme, qui va dans le bon sens, même si elle est limitée dans sa réalisation, est étroitement subordonnée à trois conditions essentielles :
– mettre en place une stratégie de communication qui en favorise la compréhension dans l’opinion publique, et plus encore dans l’esprit des élèves et de leurs familles ;
– favoriser l’appropriation par les équipes pédagogiques et éducatives des fondements axiologiques de la réforme, de ses principes, stratégies et modalités de mise en œuvre, de la nécessaire évaluation des effets produits au regard de ceux attendus ;
– mobiliser avec force les personnels d’encadrement, qu’il s’agisse des proviseurs, maîtres d’œuvre de cette opération d’envergure, laquelle bouscule des décennies de traditions et une culture profondément ancrée dans les esprits, ou des inspecteurs d’académie, inspecteurs pédagogiques régionaux, conseillers des chefs d’établissement et des équipes pédagogiques, qu’il conviendra d’accompagner avec détermination.

Le Nouveau Centre adhère à cette réforme, qui transforme de manière significative l’organisation actuelle du second cycle, dans une perspective indéniable d’amélioration des performances du système éducatif, donc de la réussite des élèves. Et il considère qu’elle constitue une avancée décisive dans un processus qui devra être poursuivi, en pleine concertation avec tous les professionnels de l’éducation.

Dans ses orientations politiques, le Nouveau Centre affirme la place fondamentale de l’éducation, priorité soulignée lors de son congrès fondateur à Nîmes les 16 et 17 juin 2008.

Aussi le Nouveau Centre soutient-il toute réforme qui vise l’adaptation, voire la transformation, du système éducatif français pour une formation de qualité. Celle-ci se fonde à la fois sur l’accès de tous les élèves à des parcours d’excellence qui correspondent à leurs intérêts comme à leur potentiel de compétences et sur une obligation de réussite, mesurée à l’aune des résultats en termes d’orientation choisie et de taux de succès aux examens comme sur la capacité des élèves à l’autonomie, à l’initiative, à l’invention, à l’exercice de la responsabilité.

A ce titre, l’esquisse du « lycée à la carte » présentée aux cadres supérieurs du système éducatif le 2 juin dernier par le Président de la République, à l’occasion du bicentenaire du décret du 17 mars 1808, qui organise « l’Université impériale » et l’Ecole française, s’inscrit dans cette logique de nécessaire adaptation aux besoins et réalités de la société française, aux préoccupations et attentes de notre jeunesse. Il s’agit en effet de relever le défi de la réussite que notre société impose à son Ecole, donc de jouer la carte d’une organisation qui permettent l’émergence et l’expression de toutes les intelligences. [Lire la suite sur le site national du Nouveau Centre…]

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