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Mes chers compatriotes,

Merci à tous d’être venus aussi nombreux et de m’avoir rejoint en ce beau dimanche de novembre au milieu de ces paysages que j’aime tant : le bocage de la terre normande, les courbes élancées du pont de Normandie, les fières cheminées des usines du Havre, et cette magnifique lumière de l’estuaire de la Seine, autant de symboles d’une France des terroirs, innovante, industrieuse et conquérante, la France que nous aimons, et surtout la France que nous voulons.

Je vous ai réunis aujourd’hui, au cœur de ma Normandie natale, pour vous faire part de ma décision d’être candidat à la Présidence de la République.

Certains jugeront cet engagement audacieux. Et il est audacieux.

C’est vrai, je ne suis pas un héritier. Pour moi, fils d’un maçon devenu ensuite petit patron de PME, chaque étape de ma vie, de la petite école de mon village à une grande école de la République, de maire à député, de député à ministre, a été une construction personnelle et républicaine, un combat contre ceux qui pensent que le pouvoir leur est naturellement réservé et pour ceux qui pensent que la République leur est interdite. Mais heureusement, en politique ceux qui vous élisent, ceux qui vous choisissent pour les représenter, ce ne sont pas les puissants, ce ne sont pas les grands medias, ce ne sont pas les instituts de sondage, non le seul qui décide, c’est le peuple, c’est vous. Oui, un homme, une voix. C’est cela la démocratie.

La leçon de toutes les élections passées, c’est aussi que les Français ne veulent pas qu’on décide à leur place et qu’on leur vole leur élection présidentielle. Ils veulent que leur vote ait un sens, qu’il pèse vraiment sur l’avenir de leur pays, et ils ont raison.

La situation économique est grave, l’euro est sous assistance respiratoire, le crédit de la France auprès des agences de notation est menacé. Et alors ? Cela justifie-t-il de contingenter les candidatures ? Cela justifie-t-il de réduire leur expression ?

Au contraire. C’est justement parce qu’un monde nouveau apparaît ; c’est justement parce que la France est sur la ligne de crête de son destin, parce que je ne vois chez mes concurrents déclarés aucune idée qui permettrait à la France de relever le défi de ce monde en construction, oui, c’est aussi pour cela que je suis candidat : porter des idées nouvelles.

En cet instant, j’ai une pensée pour mes deux grands-pères paysans, tous deux devenus maires de leur village, tout près d’ici, des hommes de cœur et de bien, imprégnés de l’exemple de Pierre Mendes France, élu non loin d’ici à Louviers.

Comme eux, comme lui, je suis guidé par le souci de la vérité, l’intégrité, la droiture, la volonté d’atteindre les objectifs que l’on s’est fixés, le dépassement de soi et l’engagement total au service des autres pour une politique juste.

Le monde a changé mais ces valeurs demeurent et c’est pourquoi je souhaite que ma candidature soit une candidature de vérité, une candidature de modernité, de progrès et une candidature d’égalité.

Une candidature de vérité

La vérité nous vous la devons parce que la France est notre bien commun et parce que rien de solide ne pourra se construire sur le mensonge et la dissimulation.
Oui, la vérité nous vous la devons même si elle est difficile à entendre. « Tout dire pour tout guérir », écrivait Zola.
Vérité sur nos comptes publics car la situation actuelle est lourde de menaces pour nos acquis sociaux, pour nos services publics, pour l’avenir de nos enfants. Si nous ne sommes pas courageux aujourd’hui, ce sont eux qui devront payer demain. Mais dans quels chemins s’engager ? L’augmentation des impôts ? Sans doute mais pas seulement. Nous avons déjà les impôts les plus élevés d’Europe. La diminution des dépenses publiques ? Il existe des marges de manœuvre, c’est vrai, mais il y a aussi des limites : les services publics ont déserté les campagnes et les banlieues, le redressement de notre justice, le redressement de notre école, la lutte contre la délinquance sont des impératifs. On le voit bien, les solutions anciennes ont vécu.

Moi, je vous propose une troisième voie.
Elle a un nom : les 37 heures de travail hebdomadaires dans le privé comme dans le public. Elle aura un impact concret et rapide : l’amélioration de notre croissance, la réduction immédiate de nos déficits. Je le sais, je demande à chacune et chacun d’entre vous un effort. Mais cet effort, je suis sûr que les Français sont prêts à l’accepter, pour leur pays comme pour leurs enfants, et à la condition que cet effort soit partagé par tous, public comme privé, et que l’Etat et les hommes politiques soient exemplaires.
Vérité sur nos comptes publics, vérité aussi sur notre économie car l’affaiblissement de notre appareil de production, la fermeture de nos usines, l’accroissement de nos déficits commerciaux avec presque tous les pays d’Europe, c’est un poison mortel. La France est en train d’être bradée, soldée à des fonds d’investissement étrangers, comme un héritage qu’on est en train de liquider pièce par pièce.
Vérité enfin sur notre République et notre Démocratie. Face aux difficultés que traverse la France, notre République n’a d’autre choix que d’être exemplaire. Or, elle ne l’est pas, et vous le savez bien, et c’est pour moi un vrai motif de colère.

Le cumul des mandats, les conflits d’intérêts entre public et privé, ces pratiques doivent cesser. Et plus encore je propose que tout élu, condamné pour un délit politico financier, devienne inéligible à vie.
Si je veux mener une campagne de vérité, ce n’est pas pour accentuer encore l’angoisse de nos concitoyens. Au contraire. Je veux dire la vérité aux Français parce que sans eux rien ne sera possible. Ils sont de très loin notre capital le plus précieux et c’est sur eux que je veux investir.

C’est ça la véritable modernité, celle que je veux porter à travers cette élection. Faire confiance. Compter sur la responsabilité de ses compatriotes. Stimuler leur énergie.
Nous possédons des trésors de modernisation, de participation et d’innovations au cœur de la moindre parcelle de notre territoire : nos millions de bénévoles, nos centaines de milliers d’associations sportives, culturelles, professionnelles ou caritatives, nos élus locaux bien sûr, mais aussi tous les Français qui prennent des responsabilités dans une organisation professionnelle, aux prud’hommes, ou dans un syndicat, et j’en oublie. Ils existent, ils sont là, ils travaillent mais leur expérience, leur générosité, leurs idées ne sont pas reconnues comme elles devraient l’être.
Je pourrais citer des dizaines d’exemples, recueillis au cours de mon tour de France, de ces formidables capacités d’initiatives et de modernisation.
Je pense à cette association qui permet à des personnes handicapées et des étudiants de partager un projet de vie au sein d’appartements communautaires changeant radicalement le rapport au handicap.
Je pense à ces patrons de PME qui avec leurs salariés, les respectant, inventent de nouvelles organisations du travail pour affronter la crise et éviter des licenciements.
Je pense à ces agriculteurs qui se regroupent pour mettre sur pieds des filières courtes de distribution pour continuer à vivre dignement du métier qu’ils aiment.
Je pense à cette institutrice du sud -ouest qui a développé un nouveau logiciel pour faciliter les tâches quotidiennes de ses collègues.
Tous ces Français, ce sont eux qui m’ont décidé à être candidat, ce sont eux qui ont inspiré mon projet, c’est à eux que je pense quand je vous présente ma France de demain.
Certains de mes concurrents pensent qu’ils n’ont pas besoin des Français pour sortir notre pays du déclin. Les uns parce qu’ils pensent que l’autorité d’un chef suffit. Les autres parce qu’ils pensent que l’Etat peut tout régler. L’homme providentiel d’un côté, l’Etat-Providence de l’autre.
Des idéologies des siècles passés comme solutions aux problèmes du siècle présent. Des solutions verticales dans un monde devenu horizontal, où le réseau, la communauté, la participation autour d’une ambition commune sont les clés de la transformation et d’une croissance durable. .
Je crois au plus profond de moi-même que c’est une nouvelle société qu’il nous faut inventer, un nouveau chapitre de notre pays qu’il faut ouvrir au lieu de relire sans cesse le précédent.
Oui compter sur la société, faire des Français les acteurs d’un pays en renouveau et non les spectateurs d’un monde en transformation, faire tout simplement des Français des associés de la réussite de leur pays.
Je serai le candidat qui refuse de laisser l’individu en tête à tête avec l’Etat, le candidat qui fait confiance aux corps intermédiaires, le candidat qui donne plus de pouvoir à toutes les forces vives de notre Nation. Voilà une idée neuve.

Candidat de la vérité, de la modernité, je veux être aussi le candidat de l’égalité et de la justice sociale.

La société est dure, l’exigence de performance et de productivité est permanente, la globalisation voit émerger des compétiteurs aux forces gigantesques. Des centaines de millions d’êtres humains accèdent enfin à la dignité et revendiquent – et qui peut les en blâmer ?- – d’être les acteurs d’une construction mondiale nouvelle où l’Europe et les Etats-Unis ne sont plus les maîtres du monde. C’est ce défi auquel sont confrontées la France et l’Europe.

De cette terre de Normandie, j’en appelle à la résistance, résistance contre le conformisme, le fatalisme, le pessimisme. Ici, un matin du printemps 44, la France retrouvait son honneur et sa liberté. Un pays sali, humilié, violé, mais un pays qui a su à force de travail et d’intelligence devenir une trentaine d’années plus tard la 3e puissance économique du monde. Ce que la France a su faire hier, elle peut le faire demain avec ses hommes, du courage et des idées nouvelles.

C’est ce message d’espoir que je veux aussi porter à travers ma candidature, car si je sais les inquiétudes des Français, j’entends aussi toutes celles et tous ceux qui vident la France de son énergie, les marchands de pessimisme, les producteurs de haines, les candidats des peurs.
Peur de l’étranger, peur de l’autre, peur du risque, paniques d’un hiver sans lumière et d’un soleil sans visage, comme les personnages de Ramuz. Démondialisation comme déclin, comme déroute, comme démission.
Les civilisations sont mortelles, mais celles qui ont refusé l’échange, la compétition, celles qui se sont repliées sur elles-mêmes, le sont encore plus que les autres.
J’entends bien les inquiétudes de nos compatriotes au sujet du multiculturalisme, et plus largement de l’ouverture de nos frontières aux hommes, aux biens, aux services.
Que va devenir mon emploi ? Que vont devenir mes enfants ? Que va devenir ma culture ? Je partage avec eux cette même inquiétude. Ce sont de vraies questions et elles méritent non seulement le respect mais surtout des réponses nouvelles.
Mais je vous le dis, il existe un chemin entre l’idéalisme béat et le repli sur soi. D’un côté le respect intangible de nos principes républicains et une main de fer pour qu’ils soient appliqués, et nous faisons parfois preuve de faiblesse, de l’autre l’affirmation de la diversité comme atout. D’un côté, le libre échange des biens et services, de l’autre non pas la démondialisation qui n’est qu’une logique stérile et sans issue, mais ce que j’appelle la remondialisation, en un mot bâtir une nouvelle mondialisation dans laquelle la France a toute sa place, intégrant la réciprocité dans l’ouverture des marchés, la taxation des mouvements de capitaux, l’interdiction du travail des enfants, le respect du patrimoine écologique mondial.
Je veux porter l’idée que la France peut réussir dans la globalisation et notamment parce qu’une partie des problèmes viennent de nous-mêmes et non pas des autres. Je le répète, de nous-mêmes et non pas des autres.

Ces problèmes, nous ne pourrons les régler que dans la justice et l’équité. Ce n’est pas le cas aujourd’hui, et si je pense évidemment aux plus démunis de nos compatriotes, je pense aussi à tous ces Français des classes moyennes négligés par les politiques.
Ces Français qui ont pour seul tort de n’être ni très riches ni très pauvres ; ces Français dont on pense toujours qu’ils n’ont pas de problèmes parce qu’ils n’en posent pas ; ces Français qui paient leurs impôts sans rien dire alors qu’ils sont toujours les premières victimes de ces hausses d’impôt ; ces Français qui sacrifient tout pour leurs enfants alors que la hausse des prix des logements les poussent toujours plus loin des grandes villes, de leur travail et des services publics ; ces Français qui croient encore dans les valeurs du mérite et du travail alors que leur pouvoir d’achat n’a cessé de reculer ; ces Français qui ne pensent pas toujours que les droits sont pour eux et les devoirs pour le voisin. Moi je voudrais réparer l’injustice qui est faite à ces Français des classes moyennes depuis des années et leur dire que si je suis élu l’expression de justice sociale et donc de solidarité nationale s’appliquera aussi à eux.
A tous ces Français, je leur dis que je serai leur candidat, le candidat de l’égalité, pas l’égalité que proposent les socialistes qui n’est qu’un assistanat permanent, pas non plus l’égalité d’une partie de la droite où, grâce aux niches fiscales, les très riches en viennent à payer moins d’impôt que les classes moyennes.

L’égalité est devenue une idée lointaine. Je veux lui redonner un visage : égalité des droits et des devoirs, égalité devant les institutions, égalité devant les règles. En un mot, égalité républicaine. 

Vérité, modernité, égalité : ces valeurs doivent inspirer toutes nos batailles à venir pour l’école, pour la santé, pour l’entreprise, pour l’Europe.

L’école parce que c’est l’essentiel qui s’y déroule et qu’aujourd’hui notre système éducatif est en panne de solutions pour ces 150 000 jeunes qui arrivent en 6e chaque année sans savoir lire, écrire et compter. C’est une honte nationale, c’est un scandale. L’école a besoin d’enseignants, c’est pourquoi il faut arrêter les suppressions de postes, mais elle a aussi besoin d’un fonctionnement nouveau, et notamment de plus d’autonomie, exactement comme nous avons su le faire pour nos universités. A partir d’un socle national, à chaque école ses rythmes scolaires, à chaque école son projet, à chaque école les moyens humains et matériels pour mener à bien ce projet en fonction de son public scolaire. Et à la fin, des résultats que l’on évalue, pour corriger ce qui ne va pas et amplifier ce qui va bien. En bref, redonner de l’ambition à notre école.

La santé. Nos pères et nos grands-pères se sont battus pour elle. Et aujourd’hui, son acquis, son excellence sont en danger. Réunissons dans des Etats généraux ceux qui savent pour que nos campagnes ne manquent pas de médecins, que nos hôpitaux ne manquent pas d’infirmières et que tous les Français puissent se soigner.

L’entreprise est notre troisième priorité parce qu’il faut faire de nos PME le principal outil de la croissance et de la reconquête de nos parts de marché. Pour les PME, je veux que le gouvernement apporte des solutions, et non pas des problèmes, comme c’est le cas depuis si longtemps. Les PME, ce sont les emplois, les énergies, les richesses et ce sont toujours elles qu’on matraque. Je veux qu’on les respecte et que l’on arrête de changer les règles tous les jours. Je vous propose un principe simple : les lois et les règles ne peuvent changer plus d’une fois au cours d’un quinquennat.
Je veux aussi définir avec les partenaires sociaux le cadre d’un contrat de travail unique, protecteur des personnes mais protecteur aussi de l’initiative et de l’entreprenariat pour améliorer l’emploi. A force de rigidifier le droit du travail on a précarisé les Français : 80% des embauches sont des CDD de moins d’un mois.
Aujourd’hui moins de 8% de la population active adhère à un syndicat. Je veux que la majorité de la population active y adhère car c’est avec les syndicats que je veux reconstruire le rapport au travail dans ce monde nouveau.
L’Europe enfin, parce qu’elle reste notre destin commun. Je ne renonce pas à notre souveraineté nationale, mais je dis qu’elle passe nécessairement par une Europe forte.
Faute d’avoir accepté une Europe politique, faute d’avoir chaque fois retardé l’échéance d’un gouvernement européen, d’autres ont pris le pouvoir, les technocrates d’abord et surtout, les financiers. Cette fois l’Europe ne peut plus ruser avec la Raison. Face à un impératif de survie, elle n’a plus d’autres choix que de devenir une Europe politique et donc une Europe fédérale.
A quelques-uns, autour du couple franco-allemand, et certainement pas à 27, mettons en commun la politique économique et fiscale, le climat, l’énergie, tout ce qui fera de nous non seulement une puissance mais aussi un modèle. Gardons nos pouvoirs régaliens, notre défense et notre diplomatie.

Comment réussir ce pari du renouveau ? Je vous propose de laisser tomber ce qui a échoué et d’essayer des idées neuves.

Cessons de coller des rustines sur un système qui prend l’eau, cessons d’appliquer des idées qui relèvent toutes d’une culture connue. Oui, mettons au pouvoir des idées neuves.

On me dit qu’en matière d’emploi tout a été tenté, mais a-t-on essayé, la tva emploi permettant la baisse massive des cotisations sociales, ce qui apportera pouvoir d’achat et compétitivité ? Voilà une idée neuve.

On me dit que les droits des femmes ne sont pas respectés, mais a-t-on essayé d’imposer l’égalité salariale entre les hommes et les femmes dans l’entreprise sous peine de sanctions financières ? Voilà une idée neuve.

On me dit que l’école ne marche plus, mais a-t-on essayé d’alléger les programmes et d’allonger l’année scolaire, de faire le Français et les maths le matin et les activités culturelles, artistiques et sportives l’après-midi ? Voilà une idée neuve.

Mes chers compatriotes,

Je suis entré en politique parce que j’aime aller à la rencontre des Français, les écouter, comprendre leurs problèmes et faciliter leurs projets.

Je suis entré en politique parce que je crois que la somme des intérêts particuliers ne forge pas l’intérêt général.

Je suis entré en politique parce que j’aime mon pays, que j’aime le servir et parce que je crois tout simplement que grâce à la politique demain peut être plus beau qu’aujourd’hui.

Je suis entré en politique aussi parce que j’ai des valeurs, l’amour de la liberté, la haine de l’injustice, et aussi une immense espérance, une Europe fédérale, facteur de prospérité pour notre pays.

Ce sont les mêmes raisons, hier comme aujourd’hui, qui me poussent à être candidat à l’élection présidentielle, à solliciter vos suffrages, et vous mes amis à solliciter votre soutien.

Je pars dans cette campagne sans richesses autres que celles que vous m’apporterez et avec ma détermination sans failles à porter vos valeurs et incarner vos espérances.

Tous ici ce matin, nous savons qu’une autre France est possible, une autre Europe est possible, une autre République est possible. Voici l’exaltant et formidable défi que je vous propose de relever ensemble : donner à nos enfants et à notre jeunesse l’espoir d’une France debout, redonner à tous nos compatriotes la fierté d’être français et pour cela, donner à la France des idées neuves le soir du 6 mai 2012.

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« En annonçant sa candidature ce matin en Normandie, Hervé MORIN réalise une démarche personnelle courageuse, avec la volonté de porter les idées centristes au cœur du débat politique de cette élection présidentielle.

Je ne peux que saluer sa détermination qui fait de lui le premier candidat de la majorité présidentielle à se déclarer officiellement. Au congrès du mois de février, les militants du Nouveau Centre seront amenés à se prononcer sur cette candidature.

Hervé MORIN a toutes les qualités d’un leader. Il l’a démontré en tant que ministre de la Défense, où il a mené une réforme importante qui a permis à l’armée d’économiser 1,5 milliards d’euros sur son fonctionnement.

Je veux aussi insister sur les qualités morales d’un ami dont les valeurs et l’engagement se situent clairement dans la Majorité présidentielle.

Hervé MORIN grâce à sons sens aigu de la démocratie, a, depuis 2007, dirigé le parti dans un véritable esprit collégial.

En conséquence, si nous ne sommes pas tous d’accord sur la stratégie à mener, nous sommes en revanche tous d’accord sur les deux objectifs à atteindre: faire en sorte que la droite et le centre conservent la majorité présidentielle, et faire en sorte que nos idées pèsent davantage au sein de celle-ci.

Je fais confiance à Hervé MORIN pour faire les meilleurs choix pour le centre et la majorité présidentielle dans les mois à venir. »

Les 600 conseillers nationaux du Nouveau Centre s’étaient donnés rendez-vous dimanche 20 novembre pour valider le projet national du Nouveau Centre pour 2012. Fruit du travail de plus d’un an mené par Jean-Marie CAVADA et Philippe VIGIER, le projet centriste compile les propositions formulées au cours de la douzaine de conventions nationales et des dizaines de conventions départementales sur de nombreux thèmes. Il en ressort un document réellement participatif au sein duquel les militants du Nouveau Centre peuvent se retrouver pleinement.

Ce conseil national a également été marqué par les interventions de la plupart des leaders centristes, mais a débuté, par le diagnostic sans concession de Dominique REYNIE, sur les attentes des français.

Charles de Courson a ensuite posé le cadre budgétaire de ce projet, indiquant « qu’il ne serait pas venu, si ce projet n’avait pas été chiffré », et que, « de quelque bord que l’on soit, on se doit de gérer de manière sérieuse la nation. C’est le principe de la règle d’or. » Ce projet s’inscrit donc dans la perspective de trouver les 63 milliards d’€ annuels qui manquent au budget de l’Etat pour ne pas être en déficit de fonctionnement. Si l’on ne devait jouer que sur les dépenses, cela impliquerait une baisse de budget de fonctionnement de l’Etat de 17%, ce qui relève de l’impossible. Pour le député de la Marne, il faudra donc « gagner 28 milliards d’€ sur les niches fiscales » ce qui ne lui semble pas être un « challenge immense », surtout au regard des enjeux: « si l’on arrive pas à gérer nos finances publiques, un régime autoritaire risque de prendre la place de la démocratie. » Au delà du rabot sur les niches fiscales, Charles de Courson préconise la mise en place d’un « bouclier emploi » basé sur une augmentation de la TVA pour améliorer notre compétitivité en diminuant les charges sociales qui sont assises pour les trois quarts des 440 milliards d’€ qu’elles représentent sur le travail… La TVA Emploi, permettrait avec une hausse de 4% du taux de TVA de faire rentrer 35 milliards dans les caisses et de faire baisser le coût du travail en France de 5,40%. « Aujourd’hui, les centristes sont les seuls à défendre aussi clairement cet engagement pour l’adaptation de notre financement social vers la consommation plutôt que la production. »

Catherine MORIN DESSAILLY, Sénatrice, et Jérémy COSTE, Président des Jeunes Centristes ont pour leur part fait valoir que la première force de notre nation devait être l’éducation. Pour la Sénatrice, il faut sortir de la vision « uniquement comptable de l’éducation », il ne faut ni du toujours moins, ni du toujours plus, mais repenser globalement l’école, sur l’autonomie et le modèle de ses établissements, sur ses rythmes scolaires, et aussi sur son modèle de formation.

Avec l’éducation, la sécurité est aussi une grande préoccupation des français. C’est le message délivré par Yvan LACHAUD  . Il a invité ses collègues centristes à se saisir de cette question pour qu’avec notre sensibilité humaniste nous apportions des réponses concrètes et efficaces au problème posé par la délinquance quotidienne que vivent nos concitoyens et les exaspèrent.

Sophie Auconie, députée européenne, et présidente de Femmes au Centre, a pour sa part décliné la priorité qui doit être donnée à l’Europe fédérale. Une europe capable de mettre en place un gouvernement économique, une politique industrielle, énergétique, qui permettront aux européens de mieux défendre leurs valeurs et leur modèle de société.

Et Rudy Salles de sur-enchérir, « si on a une crise, ce n’est pas parce qu’il y a trop d’Europe, mais pas assez. L’Allemagne pense sérieusement au fédéralisme… » quelle réponse allons nous lui donner? Pour le député des Alpes-Maritimes, en tout cas, c’est clair: « Je préfère laisser un peu de souveraineté à l’Europe que de devenir un satellite de la Chine! »… et Jean-Marie CAVADA d’ajouter: « avec le montant de notre dette, notre souveraineté, elle est dans la salle des marchés! »

Jean DIONIS, député-maire d’Agen, à l’origine d’une baisse des charges pour les agriculteurs grâce aux revenus de la taxe sur les sodas,  a pour sa part défini les nouveaux besoins des néo-ruraux « avant, on nous demandait des bureaux de poste, et des services publics… aujourd’hui, mes concitoyens des petites communes attendent des médecins, du haut-débit, et le maintien des commerces de proximité. »

Enfin, Damien ABAD est revenu sur la nécessité d’une taxation des transactions financières au niveau européen, et une politique énergétique et environnementale commune.

Enfin, les représentants des partis membres de l’Alliance se sont succédés à la tribune: Thierry CORNILLET pour le Parti Radical a défendu le principe « des idées communes, des candidats communs, une attitude commune », une union nécessaire, pour se relever de la « faute professionnelle commise contre le centrisme par François BAYROU en 2007. »

Jean-Marie BOCKEL, en tant que Président de la Gauche Moderne, a soutenu la démarche conduite par Hervé MORIN vers la présidentielle, et fustigé l’attitude des verts et du PS: « j’en étais resté à E=MC². J’ignorais que l’énergie, quand elle était nucléaire, pouvait se transformer en circonscriptions », et d’être « atterré » par « l’archaïsme, le conservatisme, et, je pense, l’insincérité des socialistes. »

Enfin, François SAUVADET et Hervé MORIN ont débattu ouvertement, et dans le plus grand respect mutuel des options stratégiques à venir.

Pour le premier, la question d’une candidature Nouveau Centre à la présidentielle se pose: « l’avenir de notre famille politique se joue-t-il au soir du 1er tour de la présidentielle, ou au soir du 2ème tour des législatives? » Et d’y apporter en réponse, l’influence, certes tardives, « mais reconnues par les faits (la règle d’or, le fédéralisme européen) » et le rôle du groupe centriste au cours de cette législature. Pour lui, « le 1er tour de la présidentielle, c’est un moment clé pour ceux qui veulent porter un message symbolique tous les cinq ans… » ce n’est pas le cas des centristes qui aspirent à la construction plus qu’à l’opposition systématique. Et de conclure, « je ne doute pas de tes capacités, cher Hervé, mais notre parti se doit de reconstruire le centre. »

Accueilli par une standing ovation, Hervé MORIN, revient d’abord sur le projet centriste: « un programme pour 5 ans, dans une conjoncture aussi incertaine, est-ce bien sérieux? Et bien oui, chers amis, c’est sérieux, quand on fait un projet chiffré, réaliste, et qui ne tombe pas dans la facilité budgétaire. »

Pour le président du NC, les mois à venir, ce sera tout sauf « Hollande au pays des merveilles ». « Qui peut croire qu’il suffit d’injecter 60 000 enseignants de plus, revenir au nombre  d’enseignants de 2007, pour que plus un enfant ne sorte illettré de l’école primaire? C’est tellement facile et même méprisant de dire: je vous donne 60 000 postes, alors vous me foutez la paix, et surtout vous votez pour moi! Oui, il y a besoin d’argent pour l’éducation, mais pas n’importe comment. »

Hervé MORIN a plaidé pour une société durable, désendettée, qui fait évoluer sa fiscalité de la production vers la consommation, et qui fait payer plus ceux qui gagnent plus. Associer tout le pays à l’effort qui doit être le nôtre dans les années à venir, c’est aussi faire passer la durée hebdomadaire de travail de 35 à 37 heures. « On doit être capable de bosser deux heures de plus par semaine pour tirer son pays de l’ornière dans lequel il est tombé. »

Mais pour demander ces efforts aux français, il faut une démocratie exemplaire, et de proposer entre autres mesures qui seront soumises à référendum dans les trois mois qui suivent la présidentielle, l’inégibilité à vie pour les politiques condamnés pour des scandales politico-financiers.

Hervé MORIN, souhaite qu’on sorte d’une croissance assise sur la consommation et financée par l’endettement. Il faut à présent qu’elle s’appuie sur les PME et sur notre appareil de production. Et de défendre la TVA Emploi « car qu’on paie nos dépenses sociales par la TVA ou par les prélèvements, c’est toujours le même montant. » Et même si ça semble impopulaire, faute de pédagogie, et sans doute d’un trop plein de démagogie, il faut rappeler que la TVA Sociale a marché en Europe du Nord, car elle permet de faire payer les dépenses sociales par les produits importés et par les touristes.

Enfin, Hervé MORIN a répondu à François SAUVADET, en affirmant, que « renoncer maintenant, c’est mourir sans fleurs ni couronnes ». « Nous devons être des acteurs et pas seulement des spectateurs des élections de 2012. »

Sommaire:

Le discours d’Hervé MORIN dans son intégralité

Changer d’ère – Le projet politique du Nouveau Centre – téléchargez le en intégralité et en .pdf

Vous pouvez également le consulter sur ce site:

CINQ PRIORITES

Priorité à l’Emploi

Priorité à l’Ecole

Priorité à la Démocratie

Priorité à une Europe fédérale

Priorité au désendettement

De nouvelles politiques:

Sécurité: Restaurer l’autorité de l’Etat

Une agriculture compétitive

Réussir la transition vers une croissance durable

Des clefs pour maintenir le pouvoir d’achat des français

Réussir la révolution numérique

Chers amis,

Merci de votre présence, merci de votre amitié, merci de votre soutien.

Alors pour commencer un immense merci à Jean-Marie Cavada et Philippe Vigier pour le travail titanesque qu’ils ont réalisé. Merci aussi à François Xavier Priollaud, qui non seulement gère le parti, organise la campagne, répond aux sollicitations des fédérations, et a été la cheville ouvrière de ce document.

Merci pour la méthode utilisée.

Et je vous le garantis ce ne fut pas un travail en chambre, mais ce projet est le fruit d’un vrai travail d’équipe au niveau national, mais aussi dans chaque fédération.

Tout ce qui pouvait être fait a été fait. Des réunions d’experts, des débats, des retours de terrain auprès des militants, dix conventions thématiques avec des centaines de participants, les contributions des fédérations, mon tour de France depuis un an.

Et Dieu sait si tout ce travail était difficile. C’est facile de s’indigner, c’est plus dur de proposer.

Je sais toutes les idées que vous avez éliminées ! Je sais tous les projets que vous avez écartés ! Je sais toutes les promesses que vous n’avez pas voulu faire. Vous avez eu raison.

Le Nouveau Centre, ce n’est pas le Parti Socialiste, nous ne sommes pas dans le rêve, nous sommes dans la vérité. La campagne électorale de 2012, vous pouvez en être sûr ce ne sera pas Hollande au pays des merveilles.

Certains m’ont même dit, un projet, est-ce-que cela vaut la peine d’en faire un avec la situation financière qui est la nôtre ?

Pardon, mais c’est tout sauf une question stupide. Dans une famille, quand les découverts s’accumulent, quand les fins de mois deviennent impossibles, le seul projet c’est de regarder tout ce qu’on peut couper comme dépenses ou récupérer comme recettes. Ce n’est pas de tirer des plans sur la comète.

D’autres m’ont dit. Un projet pour cinq ans est-ce que c’est bien sérieux alors que l’Europe, la France, les entreprises, les ménages vivent dans l’incertitude totale du lendemain. On voit très bien que la contagion de la crise grecque à l’Italie, la perte du triple A français, ou la faillite du système bancaire provoquerait l’effondrement de toutes nos certitudes et très probablement de pans entiers de l’organisation de notre pays.

Et pourtant je vais vous dire, oui il fallait faire un projet, oui il faut regarder vers l’avenir.

Soyez rassurés, on ne fera pas l’impasse sur notre situation financière, sous prétexte que c’est une campagne présidentielle. Celui qui essaiera, je lui souhaite bien du plaisir.

Les Français ne sont pas idiots, ils voient bien ce qui se passe autour d’eux. En Italie, en Grèce. Au Portugal. Ils voient bien ce qui se passe près de chez eux, chez Sea France, chez Findus, chez Paru Vendu, chez Peugeot. Ils voient bien les salaires diminués, les emplois supprimés, les impôts augmentés. Et je crois qu’ils sont aujourd’hui majoritairement convaincus que trente ans de facilité budgétaire de gauche et de droite nous ont conduits au bord du gouffre.

François Hollande, sa proposition sur les 60 000 enseignants, je peux vous dire il va la traîner comme un boulet toute sa campagne. C’est tout dire, même les enseignants, ils n’ont pas compris comment il avait pu dire ça.

Pardon pour cette digression mais arrêtons-nous un seul instant sur l’une de nos priorités politiques, c’est-à-dire l’éducation. Qui peut croire qu’il suffit d’injecter 60 000 enseignants dans le système pour qu’ils permettent comme par magie de mettre fin à ce suicide collectif que représentent ces vingt pour cent d’enfants ne sachant ni lire, ni écrire, ni compter à l’arrivée en sixième. On a doublé les crédits par élève en trente ans et pourtant chaque année l’écart se creuse un peu plus entre enfants de milieux culturels favorisés et enfants issus des familles les plus défavorisées. Deux cent mille jeunes sans diplôme, deux cent mille jeunes sur le chemin de l’exclusion et de la précarité, deux cent mille jeunes au tapis, voilà le triste bilan d’un système qui rend malheureux les élèves, malheureux les enseignants et malheureux les parents.

Et vous croyez qu’avec cette situation-là, il suffit de créer soixante mille postes !

Et il y a d’ailleurs un coté méprisant parce que c’est tellement facile de dire « je vous file soixante mille postes et vous me foutez la paix, et surtout vous n’oubliez pas de voter pour moi ».

Et bien oui, sur l’éducation il faut des idées neuves pour que les jeunes de la zone urbaine sensible de Metz, les enfants de mon village d’Epaignes et les élèves du septième arrondissement de Paris puissent avoir autant que possible la même chance de réussir et de donner le meilleur d’eux-mêmes.

Et cela passe pour moi par une révolution copernicienne qui accorde l’autonomie aux établissements comme on l’a fait pour les universités afin d’adapter le programme, la pédagogie, l’accompagnement tant des enfants que des familles à la situation de chaque public scolaire.

Un contrat entre chaque école et le rectorat, une évaluation annuelle avec un objectif : cent pout cent des jeunes sachant lire, écrire et compter à l’entrée en sixième. Oui, Monsieur Hollande il y a besoin d’argent pour l’éducation. Mais pas n’importe comment.

La deuxième révolution éducative inscrite dans notre projet c’est la modification en profondeur de nos rythmes scolaires. C’est une année scolaire plus longue, des journées moins chargées et des programmes allégés. On en est arrivé à un système où l’obsession de l’enseignant c’est de finir le programme alors que sa seule mission devrait être de faire réussir l’élève. C’est pourquoi nous proposons d’allonger le calendrier scolaire et de réserver intégralement l’après-midi aux pratiques culturelles, artistiques et sportives ainsi qu’au soutien individualisé. Oui, je revendique une large place à la culture et à l’art dans nos écoles comme moteur de confiance, comme facteur d’énergie individuelle et collective, comme moteur d’innovation, comme outil de cohésion sociale, comme moyen de donner du sens.

Je ferme la parenthèse et je reviens sur la situation financière de notre pays.

Charles de Courson proposait de résumer la lutte pour la restauration de notre équilibre budgétaire par la formule de société du désendettement.

C’est la belle idée d’une société durable, une société qui invente un modèle de croissance plus efficace, plus juste et en même temps plus économe en argent public et en biens publics.

Oui, il faudra réduire la dépense publique. J’ai montré au ministère de la Défense qu’en regroupant, en mutualisant, en professionnalisant certaines fonctions on pouvait effectuer des centaines de millions d’euros d’économie sans renoncer à l’ambition.

Oui on peut réduire la dépense publique, oui il reste de vraies marges d’économie notamment dans les collectivités locales et sur les dépenses de sécurité sociale.

Par exemple est-il normal que quel que soit votre niveau de revenu vous vous fassiez rembourser au premier euro vos dépenses de santé. Je défendrai l’idée d’une franchise proportionnelle au revenu pour le remboursement des dépenses de santé.

Compte tenu des hypothèses de croissance, le retour à l’équilibre budgétaire passera nécessairement aussi par des hausses d’impôts, et je dis à la majorité, pas des hausses d’impôts qui relèvent du colmatage ou du bricolage, mais des hausses d’impôts correspondant à un double principe : faire évoluer notre fiscalité pour la rendre plus efficace économiquement, c’est à dire frappant moins la production et les salariés et plus la consommation,

et une politique fiscale juste, qui demande plus d’efforts à ceux qui gagnent le plus.

Mais la réduction de la dépense et la hausse des impôts ont une limite.

La réduction de la dépense par ce que c’est un long chemin qui produit des effets sur le long terme, et surtout parce que la demande de service public est immense et qu’elle est déjà mal satisfaite.

Dans les zones rurales, les services publics ont déserté, et dans les quartiers nord de Marseille, c’est tout simplement la République qui a disparu : plus de commissariats, une école qui a démissionné, des terrains vagues et trente minutes pour accéder à un bureau de poste.

La hausse des impôts a aussi ses limites lorsqu’on est dans le pays d’Europe ou les prélèvements obligatoires sont les plus élevés.

Moi je vous propose une troisième voie alternative à la baisse de la dépense publique et à la hausse des impôts.

Cette troisième voie c’est celle de l’effort, de l’effort partagé, de la lucidité. Cet effort, il a un nom : la semaine de 37 heures.

Je suis persuadé qu’aujourd’hui, compte tenu de la gravité de la situation budgétaire, de la dégradation de notre économie, du chômage de plus en plus élevé, les Français sont prêts à accepter un discours qui, reprenant celui de Kennedy, leur dirait : « ne demandez pas ce que la France peut faire pour vous mais ce que vous pouvez faire pour la France ».

Mer chers amis, plutôt que l’effilochage continu de notre trame publique, plutôt que l’atteinte permanente au pouvoir d’achat par les hausses d’impôts, je propose aux français de nous retrousser les manches et comme les Allemands l’ont fait au début des années 2000 de travailler deux heures de plus par semaine, tous ensemble, fonctionnaires comme salariés du secteur privé. 2 heures par semaine : est-ce si insurmontable ? Est-ce si insupportable ? Je ne le crois pas.

Vous voyez, j’en suis arrivé là parce que je me suis dit qu’un peuple, qui dans toute son histoire a su relever des situations tellement plus difficiles que celle-là, est capable de relever ce défi.

Quand on a été effondré physiquement, moralement, matériellement en 1945, et que l’on a été capable de devenir la troisième puissance économique du monde trente ans plus tard, on doit être capable de bosser deux heures de plus par semaine pour tirer son pays de l’ornière dans lequel il est tombé.

Mes chers amis, cela impose une chose : que l’exemple soit donné aussi par le sommet.

Les Français n’accepteront pas l’effort si le fonctionnement de l’Etat ne devient pas sobre et irréprochable. J’ai déjà longuement développé l’idée d’un Etat sobre.

Sobre dans le comportement, sobre dans le discours, sobre dans l’exercice du pouvoir. Et je suis heureux que notre projet en fasse une de ces priorités avec plusieurs propositions applicables sans délais.

Et cette République irréprochable qui fait partie des échecs de ce quinquennat, ou tout du moins pendant les 4 premières années, doit reposer sur des règles extrêmement strictes pour protéger la sphère publique du conflit d’intérêt avec le privé, mettre la presse à l’abri de sociétés qui ont des intérêt directs avec l’Etat, et prévoir un régime de sanctions extrêmement simple : tout homme public ayant été condamné à un délit politico-financier doit être inéligible à vie.

Tout ça pour dire que notre projet, il n’est pas un exercice purement technique, mais il est d’abord le miroir de notre conception de l’homme, de notre idéal démocratique et de notre vision de la société. Une économie au service des hommes. Les intérêts particuliers au service de l’intérêt général. Et l’Europe bien sûr, comme destin.

Pendant des siècles nous nous sommes rassemblés autour de ces valeurs.

Certains m’objecteront que nous avons changé de siècle, que le monde change comme jamais.

Oui, c’est vrai, le monde change, et il nous faut des idées neuves, mais les valeurs auxquelles nous croyons sont éternelles.

Moi je pense que justement c’est lorsque tout chavire, quand tout semble fragile, quand tout semble instable, qu’il faut réaffirmer, avec plus de forces que d’habitude, notre projet de société, nos convictions premières, nos racines les plus profondes.

Et permettez-moi de dire que dans ce monde qui est en train de basculer des rives de l’Atlantique vers les rives du Pacifique, dans ce monde inexorablement ouvert, la réponse ne sera ni la démondialisation, ni le protectionnisme, mais une nouvelle politique économique et fiscale fondée sur un principe simple : ne plus construire notre croissance sur la consommation financée à crédit dont on voit bien les limites, mais sur une croissance portée par l’appareil productif.

Et donc en concentrant notre politique sur les PME, l’artisanat, le commerce, on ne s’adresse pas aux patrons comme certains le caricaturent pour nous dénigrer, mais aux ouvriers, aux ingénieurs, aux techniciens qui chaque jour font tourner l’entreprise France

L’entreprise, et en particulier la PME, c’est un sujet qui me touche particulièrement. Comme vous le savez, la PME, c’est mon enfance, c’est mon père, c’est presque j’ai envie de vous dire une part de moi-même.

Avec mon père qui a commencé maçon à 15 ans avec son seul certificat d’études pour ensuite monter sa boîte de bâtiment, j’ai tout connu, les périodes fastes pendant les 30 glorieuses comme les heures les plus sombres au moment des années Mitterrand.

Et je le vois bien quand je sillonne la France on me pose les mêmes questions : les charges trop élevées, les complications administratives, la formation des jeunes, les contentieux, les banques qui traînent les pieds, etc…

En tous cas, moi je voudrais vraiment que le Nouveau Centre dans la prochaine campagne soit le parti des PME, de leurs patrons comme de leurs salariés.

Je n’ai rien contre les grands groupes au contraire. Mais ils ont moins besoin de nous. Xavier Darcos disait souvent « les bons élèves, ils n’ont pas besoin du ministre » ; et bien les grandes entreprises, c’est pareil. En revanche, les PME, les TPE, elles ont besoin des politiques, et les politiques, ils ont aussi besoin d’elles.

Et si nos déficits commerciaux sont là où ils en sont, et si notre croissance est là où elle en est, c’est très largement parce que nos PME on ne les a pas considérées comme on aurait dû.

Et pourtant on ne parle pas d’un sujet mineur. 70 % des emplois, 60 % de la TVA, ce n’est pas rien. Et les ¾ des TPE et PME situées dans des communes de moins de 100 habitants !

Mais nous en France on continue à avoir l’obsession des très grandes entreprises.

C’est frappant quand on est ministre d’un ministère très exportateur comme la Défense. On voit nos grands groupes remporter des beaux marchés, on les soutient, on défend leur cause. On a l’impression du coup que, dans le pays où on va, on doit faire un malheur au niveau exportation.

Alors on pose la question et on vous dit « ah non vous n’êtes pas les premiers, il y a les Allemands », « alors on vient juste après ?», on vous répond, « ah non il y a les Italiens devant vous », et là on commence à avoir un sourire crispé parce qu’on se dit, mais elles sont où les boîtes italiennes, on devrait les connaître ? Et alors l’ambassadeur ou le chef de la mission économique vous dit : « les Allemands, les Italiens, ce sont des dizaines de PME, souvent de taille intermédiaire parfois toutes petites qui ramassent des dizaines de marchés».

Mes Chers amis,

Le décrochage de l’économie française ne s’explique pas seulement par la montée en puissance des émergents, Chine ou Inde : les parts de marché de la France régressent aussi au sein de la zone euro.

Notre déficit commercial atteint des sommets, avec l’Allemagne bien sûr – 13 milliards, mais aussi avec l’Italie ou les Pays-Bas, 7 milliards avec la Belgique, 500 millions, avec la Suède – C’est bien simple, à part le Royaume-Uni et la Grèce, nous sommes en déficit avec quasiment tous les pays importants de la zone euro.

C’est pourquoi M. Montebourg, M. Mélenchon, Mme Le Pen, la question ça n’est pas les herses et les barricades du protectionnisme ou la sortie de la zone Euro, la question c’est comment être compétitif au sein de l’Union Européenne face à des pays ayant les mêmes niveaux de salaires et de protection sociale que nous.

Premier levier à mon avis essentiel, nous devons donner aux PME les moyens de leur développement, avec par exemple un mécanisme fiscal d’investissement très puissant comme peuvent en avoir deux très grands pays d’innovation comme l’Allemagne ou Israël.

Deuxième levier de cette reconquête, le défi de la protection réciproque du patron et du salarié. C’est l’idée du contrat de travail unique à droits progressifs, un contrat qui efface la barrière si pénalisante entre CDD et CDI. Oui, nous avons tellement rigidifié le droit du travail que nous sommes arrivés au résultat inverse de celui que nous recherchions, la précarisation de plus en plus forte du salarié français au lieu de sa protection et sans pour autant lever les freins à l’embauche.

Vous vous rendez compte, 80% des déclarations uniques d’embauche sont des CDD de moins d’un mois. Et encore, au mieux des CDD, car combien d’artisans n’embauchent tout simplement pas, ne voyant pas comment ils pourraient gérer un éventuel licenciement dans l’hypothèse d’un carnet de commandes un peu moins bon.

C’est pourquoi moi en matière de contrat de travail, notre idée est de remplacer un système où tout le monde est perdant par un système où tout le monde est gagnant.

Troisième levier de croissance pour nos entreprises, la stabilité juridique.

Dans mon Tour de France, j’ai dû entendre des dizaines de fois de la part des chefs d’entreprise comme d’ailleurs des acteurs du champ social ou de la réinsertion, cette critique sur ces lois et ces textes qui changent tous les jours.

La stabilité législative et règlementaire doit reposer sur un engagement simple: quand la loi a été changée une fois, elle ne le sera plus jusqu’à la fin de la législature.

4e levier, le poids des charges sociales est anormalement élevé en France – 20% d’écart avec l’Allemagne. Il bride la compétitivité de nos entreprises, empêche l’amélioration du pouvoir d’achat des salariés et nuit à la création d’emplois.

Alors, basculons la totalité des cotisations familiales sur la TVA et procédons dans un Grenelle de la fiscalité à un partage entre augmentation les salaires et amélioration de la compétitivité des entreprises.

Pour finir sur le projet, un petit mot sur l’Europe si vous le permettez mais un mot important, « fédéralisme ».

C’est drôle ce mot. On le dénigrait. On le méprisait. On le trouvait ridicule. Nous centristes, nous en étions réduits à le murmurer, à le chuchoter.

Un mot oublié et soudain un mot qui renaît.

Oui, il s’est passé quelque chose d’important à Leipzig cette semaine lors du Congrès de la CDU. « L’heure est venue pour une percée vers une nouvelle Europe », a dit Madame Merkel. «L’Europe n’est pas achevée, il faut développer les structures de l’Union, et ça veut dire plus d’Europe», a-t-elle dit ensuite.

Ces paroles, je vais vous dire, j’aurais voulu les entendre aussi à Paris. M. le Président de la République, que répondez-vous à Mme Merkel ? Monsieur le Président de l’UMP, répondrez- vous à cet appel de Leipzig, si seulement vous l’avez entendu, tout occupé que vous étiez à promettre des représailles aux députés du Nouveau Centre.

En tous cas, nous au Nouveau Centre, nous répondrons à l’appel de Leipzig, nous dirons à nos amis de la CDU que leur vision est aussi la nôtre et que leur chemin est aussi le nôtre.

Nous leur dirons que nous sommes prêts pour un nouveau traité qui fera de l’Europe non seulement une puissance mais aussi un exemple.

Nous leur dirons que nous sommes prêts à coopérer et à partager non seulement sur notre budget, notre fiscalité mais aussi sur notre énergie, sur notre défense, sur notre politique étrangère, et sur de grandes questions communes, comme la recherche ou la biodiversité.

Voici l’Europe fédérale que nous voulons. Le temps est venu de passer des discours aux actes car rien ne serait pire que de ne pas profiter de la fenêtre historique qui s’ouvre devant nous.

Mes Chers amis,

Le Président de la République élu en Mai prochain devra dès le lendemain de son élection se rendre à Berlin pour dire aux Allemands qu’il est prêt à s’engager dans une intégration politique et économique poussée car si au sein de la zone Euro nous n’allons pas vers le fédéralisme, l’Euro et l’essentiel de la construction européenne sombrera.

Voilà, maintenant pour conclure, je vais vous poser une question toute simple. Votre travail, votre projet, vos propositions, que voulez-vous en faire ?

Voulez-vous comme certains le suggèrent que j’aille le porter, dès la première heure, au petit matin, rue de la Boétie, au siège de l’UMP ?

Voulez-vous que je frappe à la porte du bureau de son secrétaire général, que j’entre et que je lui dise, « tiens Jean-François, voici le projet du Nouveau Centre, nos militants et nos élus y ont mis tout leur cœur, toute leur intelligence, est-ce que tu peux-maintenant le remettre à votre candidat ?

Vous souriez mais ce que je décris, c’est exactement ce que réclament certains d’entre nous.

Ce scenario il a nom, le renoncement. Et d’ailleurs je vous le demande : qu’est-ce que vous faites là un dimanche matin, venus de toute la France ?

Ouvrez la porte. Rentrez chez vous. Passez par le siège de la fédération Nouveau Centre, fermez la lumière, coupez le chauffage et mettez la clé sous le paillasson.

Certains me disent, « il faut peser a priori ». Peser a priori, en politique ça n’existe pas. La politique c’est d’abord un rapport de forces au service de ses convictions. Et ce rapport de forces il n’existe pas quand dès le mois de novembre on annonce qu’on soutiendra Nicolas Sarkozy au premier tour.

Qu’on le fasse à titre individuel pourquoi pas, chacun est libre ? Mais qu’on en fasse une stratégie collective, c’est accepter d’être immédiatement dissous.

Et d’ailleurs, croyez- vous un seul instant qu’il y aurait aujourd’hui des medias dans la salle si nous avions d’ores et déjà indiqué que Nicolas Sarkozy était notre candidat de premier tour. Personne ne s’intéresserait à ce que nous pourrions dire puisque nous ne le portons pas.

On ferait trois lignes dans les journaux, et d’ailleurs, je le dis à mes amis qui me veulent du bien, quel autre message politique de leur part a été retenu par la presse à l’exception de ceux concernant ma candidature. Quand je disparaitrai, je les invite à en trouver très vite un autre pour exister médiatiquement.

D’autres me disent il faut négocier sans tarder ton retrait contre notre investiture et des circonscriptions supplémentaires pour sauver le groupe à l’Assemblée Nationale.

Mais, mes chers amis, qui peut croire que nous aurons, la légitimité politique de revendiquer 20 ou 30 circonscriptions nouvelles, bénéficiant bien entendu de l’investiture commune du Nouveau centre et de l’UMP, si nous ne démontrons pas, avant, que nous représentons une voix, une force et une espérance, soutenus par des français.

Vous croyez que cela se passe comme ça ?

Le secrétaire général de l’UMP a d’ailleurs tellement de respect pour nous, il nous considère tellement, que d’ores et déjà il est dans le registre de l’intimidation. Et d’ailleurs, si on cède à cette intimidation au mois de novembre, c’est que l’on a décidé de se faire piétiner quand quelques mois.

Je dis à ceux-là : imaginons que ce soir, j’aille sur le plateau du 20 h de TF1 sans avoir prévenu personne, et que j’annonce que je n’irai pas plus loin.

Je vous laisse deviner le sort que réserveraient nos amis de l’UMP à notre demande des 20 ou 30 circonscriptions supplémentaires en février ou mars au moment des négociations. Quelle capacité de négociation incroyable, nous aurons entre les mains !

Bien entendu aucune !…

… A moins de considérer que notre parti a vocation à être seulement un club d’élus locaux et nationaux, comme peut l’être le Parti radical de gauche.

Mais ne demandez plus alors aux militants de s’engager, d’être présents aux universités d’été, aux conseils nationaux, aux conventions et aux congres !

On me dit aussi, Hervé, ta candidature menace l’existence de notre parti ! Tu te rends compte, tu es à un pour cent dans les sondages. Si ta candidature ne décolle pas c’est une catastrophe pour toi et surtout pour le parti. Je sais qu’une campagne présidentielle, c’est difficile. J’en ai mené 2 aux côtés de François Bayrou dans des contextes assez similaires. Pour autant, ce n’est pas parce que c’est difficile qu’il faut renoncer. J’ai appris une chose de ma mère : elle n’était pas allée au-delà de l’école primaire, était d’une constitution fragile, mais elle m’a appris une chose : c’est que la volonté, la détermination et la ténacité finissaient toujours par être reconnu.

Je vous le dis, si nous abandonnons tout de suite, c’est que nous avons décidé de ne pas être des acteurs mais des spectateurs des débats politiques de 2012.

Qui peut penser un seul instant que l’armada UMP a besoin de nous pour mener la campagne électorale ? Dans le meilleur cas nous serons un alibi, une simple petite teinture centriste. En clair, renoncer maintenant, c’est décider de disparaitre, sans fleurs ni couronnes.

Et je vous le dis encore plus directement. Nous n’avons pas fait tout cela depuis 2007 pour en arriver là. Partis de rien, construisant brique après brique un parti.

Pardon d’être immodeste, mais je pense que je ne me suis pas beaucoup trompé. Et encore dernièrement, lorsque dans l’enthousiasme que certains mettaient à rejoindre Jean Louis Borloo, sans arrière-pensées bien entendu… et avant même la décision de notre parti, et que je demandais simplement un peu de prudence, de retenue et de recul pour tester la solidité de cette candidature, on me racontait que je n’avais rien compris. On a vu !

Non, mes chers amis, nous n’avons pas construit tout cela pour devenir des supplétifs de la majorité sous le regard amusé d’un François Bayrou, apparaissant comme le seul détenteur du message centriste.

Je n’ose d’ailleurs même pas imaginer le sort qui pourrait nous être fait dans cette hypothèse.

Et bien moi, je ne ferai pas partie de ceux qui écriront cette histoire-là. A ce compte, il vaut mieux rejoindre nos amis centristes de l’UMP, puisque c’est à peu près la même chose qu’on vous propose, et on voit bien à quel point ils ont pesé dans la majorité ces cinq dernières années.

Notre projet, il est ce que nous sommes, il est ce que nous voulons. Oui tout donner au présent, ne pas calculer, c’est le pacte que je vous propose.

Pour cela, j’ai besoin de vous. J’ai besoin de vos mains, j’ai besoin de votre énergie, j’ai besoin de vos cœurs, j’ai besoin de votre engagement.

Merci à tous et vivement dimanche prochain.

« Je porte une candidature avec l’idée que dans un monde nouveau, il faut des idées nouvelles. Et, je suis le seul homme neuf de cette campagne présidentielle ! »

« Je veux m’adresser aux classes moyennes, à tous ceux qui vont bosser tous les jours, la justice sociale ne s’adresse pas simplement aux allocataires et aux démunis, elle s’adresse à cette classe moyenne française qui vit …un profond sentiment de déclassement aujourd’hui et qui a envie aussi qu’on s’intéresse à elle ! »

Interview sur TV Sud lors de son déplacement à la faculté de droit de Montpellier pour une conférence publique sur « la reconquête économique »/

http://www.dailymotion.com/video/xmc9rr_nouveau-centre-herve-morin-en-campagne-a-montpellier_news

 

Yvan Lachaud, François Fillon, Hervé Morin et André Santini

Yvan Lachaud, Président du groupe Nouveau Centre à l’Assemblée nationale organisait lundi 10 octobre à Issy-les-Moulineaux la journée parlementaire du Centre en collaboration avec les sénateurs du groupe présidé par François Zochetto.

Une journée marquée par la volonté des parlementaires du centre de peser dans les prochains mois, et de faire du Projet de loi de Finances une première étape vers une réforme fiscale qui rendraient les impôts plus justes et plus efficaces.

Ainsi Hervé Morin dans son discours (lire l’intégralité ici) a plaidé pour l’instauration d’une TVA Sociale « seul moyen de réduire massivement les charges sociales qui empêchent d’augmenter les salaires et de restaurer notre compétitivité. »

Yvan Lachaud (lien vers son discours), quant à lui, a exprimé la volonté des députés du Nouveau Centre de « proposer une réforme pour une fiscalité plus efficace et plus juste : instituer une fiscalité réellement progressive, réduire les niches fiscales, valoriser nos PME-TPE « . Il annoncé d’ailleurs le lendemain même en conférence de presse un accord avec le gouvernement sur la taxation des hauts revenus.

Le Premier ministre a, pour sa part, appelé les centristes à l’unité « car nous sommes dans le même camp: celui des réformistes, face à celui des conservatismes, et des populismes. »  Il a, en tout cas, remercier les parlementaires centristes pour la qualité de leurs travaux et leur capacité à faire émerger des solutions consensuelles.

En raison de la météo perturbée de ce week-end, nous n’avons pas pu nous rencontrer à l’occasion de notre traditionnelle fiesta campera qui sert de cadre à notre convention départementale 2011. Comme vous le savez, celle-ci aura donc lieu dimanche 2 octobre de 10h à 18h, toujours à la manade BRIAUX de Bouillargues.

Nous avons cependant rendez-vous dès ce week-end au site Belhambra de La Grande Motte, comme l’année dernière, à l’occasion des Universités d’été de l’Alliance. Vous trouverez ci-joint le bulletin d’inscription qui détaillera le programme de ce week-end.

Nous attirons tout particulièrement votre attention sur le samedi après-midi, rendez-vous à 16h30, pour écouter les interventions d’Hervé MORIN et de Jean-Louis BORLOO, qui seront suivies d’un apéritif, et pour ceux qui le souhaitent, d’un barbecue (participation aux frais 15€).

Rendez-vous également le dimanche matin à 10h pour écouter le discours du président du groupe centriste à l’Assemblée nationale: en l’occurrence, notre député YVAN LACHAUD! Là encore, un déjeuner vous sera proposé à la suite (20€, attention places limitées).

Nous vous invitons à retourner vos bulletins d’inscription et vos règlements à la permanence de l’avenue Georges Pompidou et sommes à votre disposition pour toute information complémentaire.

Inscrivez-vous par internet ICI.

Merci également de vous signaler, même si vous ne restez pas dîner ou déjeuner.
Bien cordialement
Le Bureau du Nouveau Centre du Gard

Jeudi 11 août, Hervé MORIN, poursuivant son tour de France à la rencontre des français, s’est rendu au Grau du Roi.

L’occasion de rencontrer les professionnels du tourisme réunis par Pierre MAUMEJEAN, délégué de la section d’Aigues-Mortes, et Julien CANCE, conseiller municipal du Grau du Roi. En plein boom estival, commerçants, hôteliers et restaurateurs ont pu exprimer au président du Nouveau Centre leurs inquiétudes, leurs espoirs, leurs succès, et leurs problèmes. L’occasion aussi, de démontrer aux yeux des nombreux journalistes présents, la pertinence de l’euro dans l’économie française… quoi qu’en disent certains.

Cette défense de l’euro, à l’heure où la monnaie unique est au coeur de la tourmente, et sert de bouc-émissaire à bien des démagogues, est salutaire, comme l’illustrent les jeunes centristes, qui ont décidé d’aller faire de la pédagogie sur la plage. Auprès des estivants en maillot de bain, l’accueil est parfois surpris, souvent sympathique, pour les jeunes centristes du Languedoc-Roussillon venant distribuer des préservatifs siglés : « l’Euro nous protège »…

Il n’y a pas de vacances chez les jeunes centristes plus que  jamais mobilisés pour défendre le sens de la responsabilité chez les politiques.

Dimanche 26 juin à Epinay, les partis centristes de la majorité présidentielle se sont retrouvés pour fonder l’Alliance. Autour de Jean-Louis BORLOO, Hervé MORIN, Jean-Marie BOCKEL et Hervé de CHARETTE, les centristes se sont réunis pour poser les fondations d’un grand parti de rassemblement de centre-droit, attaché aux valeurs humanistes, sociales, et au principe de responsabilité en politique, refusant toute démagogie.

Retrouvez les informations sur l’Alliance sur son site officiel:

http://alliance-pour-une-france-juste.fr/

Après avoir vu sa proposition de loi portant interdiction des phtalates et parabènes dans les produits de consommation courante adoptée mardi par l’Assemblée Nationale, Yvan LACHAUD remettait aujourd’hui son rapport parlementaire sur le traitement judiciaire de la délinquance des mineurs au Président de la République.
 
Retrouvez toutes ces informations dès maintenant sur son blog http://yvanlachaud.blogspirit.com, et l’intégralité de son rapport en ligne à partir de demain vendredi 8h du matin. C’est d’ailleus à ce moment même que le député du Gard sera sur les ondes de France Bleue Gard Lozère pour répondre aux questions des auditeurs et de Jacques PREVOST sur 90.2 FM.
 
Enfin, cette grande semaine se terminera par un week-end chargé avec, nous vous le rappelons, le lancement de la section Nouveau Centre de Bagnols / Pont Saint Esprit vendredi soir à 19h au chateau de Montcaud à Sabran (30200), et bien entendu la tenue de notre conseil national samedi 7 mai à Versailles qui lancera la Confédération des Centres que nous appelons tous de nos voeux.
 
N’oubliez pas également, lundi 9 mai, la venue exceptionnelle de notre président Hervé MORIN à Carcassonne. Il reste des places dans le bus ou en co-voiturage pour ceux qui sont intéressés!

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