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Le planning des prochaines semaines sera chargé pour les centristes du Languedoc-Roussillon:

– Vendredi 5 novembre à 19h, dans le cadre de l’apéritif hebdomadaire, à la permanence de Nîmes, Hélène ALLIEZ-YANNICOPOULOS, nous présentera l’actualité de sa délégation, et en particulier les grandes lignes des résultats de la thermographie aérienne.

– Lundi 8 à 19h, les Jeunes Centristes organisent à Nîmes un café-débat sur le thème « Le Service Minimum: Mythe ou réalité? », en présence notamment de Jacky RAYMOND, Adjoint au Maire de Nîmes en charge de l’éducation, qui pourra nous faire partager son expérience sur l’application de l’accueil des enfants dans les écoles. Rendez-vous donc au Murphy’s, rue Maubet.

– Vendredi 19 à 18h, à Lamalou, le Nouveau Centre  Hérault organise un débat thématique sur la santé la Ville, dans le cadre de la préparation de la convention thématique du 13 décembre prochain qui aura lieu à Paris sur la Santé. Notre fédération voisine avait déjà contribué à la convention sur l’Europe, avec une excellente réunio sur les politiques européennes du tourisme, à Agde. Cette réunion sera animée par Catherine CECCHI, cadre de santé, et par le Maire de Lamalou-les-Bains, Marcel ROQUES.

– Enfin, toujours dans le cadre de ces conventions thématiques, la fédération du Gard, organise le lundi 29 novembre à 20h, un dîner-débat sur l’avenir de notre système de santé, à la Brasserie du Printemps, Boulevard Amiral Courbet, en présence notamment du député Yvan LACHAUD.

A noter également dans vos agendas les grandes conventions thématiques organisées à Paris pour préparer le projet centriste à la présidentielle: le 15 novembre, « Egalité des droits ou équilibre des Chances? » et le 13 décembre, sur la thématique Santé.

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Le Nouveau Centre, par la voix de son président Hervé MORIN,  a fait part, hier, mardi 27 octobre, au Premier Ministre,  de ses propositions concernant les choix d’investissements stratégiques pour l’avenir.

 Ces propositions sont placées dans l’esprit de responsabilité que notre société se doit d’avoir pour l’avenir, afin de l’aider à faire face aux défis qui se posent à notre économie ; mais aussi à répondre dès aujourd’hui, aux problématiques complexes de la dépendance et du vieillissement de la population.

 Le suivi des investissements doit être affecté à une structure ad hoc fondée sur des objectifs clairs sur le modèle du Partenariat Public/Privé rapprochant les entreprises, les universités et les pouvoirs publics.

 Il seraient déclinés autour de trois axes :

 Le premier est celui d’un plan de solidarité qui financerait l’amorçage d’une refonte complète de notre système de prévoyance face à la dépendance. Basée sur une logique assurantielle, l’Etat devra néanmoins intervenir pendant 5 ans à hauteur de 1,5 milliards d’€ par an pour « amorcer la pompe ». Il s’agit, pour le Nouveau Centre d’une priorité, car le coût annuel de la dépendance ne tardera pas à atteindre les 80 milliards d’€.

 Le deuxième axe répondrait au défi de l’innovation économique. Les énergies renouvelables seront au cœur de la future croissance, le Grand Emprunt doit permettre à la France d’être au rendez vous en finançant des investissements dans les bio-technologies et bio-énergies, dans les technologies de transformation de la chaîne organique, et dans les éco-technologies qui permettront notamment la mise en place d’un réseau de recharges pour voitures électriques.

 Enfin, un plan environnemental permettrait à la France de rattraper son retard dans le domaine de la fabrication des structures et biens d’équipements dans les énergies renouvelables. Le marché de la construction et de la fourniture en biens d’équipement durables est dominé par les constructeurs allemands et scandinaves. Ce développement pourrait être soutenu par un grand plan « Eco-Quartiers » sur le modèle des plans de rénovation urbaine.

 Autant de secteurs dans lesquels doivent également s’engager notre région qui possède bien des atouts naturels pour le faire, à condition de les valoriser.

par Jacky RAYMOND

Il est hautement symbolique que le Nouveau Centre ait choisir de mettre l’éducation à l’ordre du jour de son congrès fondateur.

Avant d’engager mon propos, qui porte sur l’institution éducative, non sur ses acteurs, je tiens à souligner avec force l’engagement manifeste et la qualité du travail de nombre des professionnels de l’Ecole, enseignants, cadres, personnels administratifs et de service.

Compte tenu du temps réduit imparti, l’approche est volontairement centrée sur la seule école primaire, fondement – dans toutes les acceptions du terme – du système éducatif. Elle est sommairement construite sur trois points : un constat rapide ; un inventaire de problèmes majeurs ; quelques propositions d’action.

Un constat rapide

L’Ecole de la République est très malade, ce dont témoignent trois grands phénomènes : le mal-être et les revendications permanentes des enseignants, leurs réactions au rapport du conseiller d’Etat Marcel Pochard sur l’évolution du métier d’enseignant, rapport considéré par certains comme « une vraie provocation » ; l’attitude consumériste des parents vis-à-vis de l’Ecole et leur contestation croissante des professionnels de l’éducation – ce qui contribue à la perte d’autorité de ces derniers – ; la médiocrité des performances du système éducatif français, attestée par les résultats d’enquêtes internationales au cours de la dernière décennie, en particulier les résultats de PISA (« Programme for International Student Assessment » – programme international pour le suivi, tous les trois ans, d’acquis d’élèves de quinze ans dans les domaines de la langue maternelle, des mathématiques et des usages de connaissances scientifiques).

Aujourd’hui, c’est à l’école primaire que doit être portée l’attention la plus grande tant elle est figée dans des organisations et des modes de fonctionnement vieux de plus d’un siècle. S’il convient d’approuver la récente réforme des programmes opérée par le Ministre de l’Education nationale, qui recentre le travail sur les savoirs de base, dans la logique du socle commun de connaissances et de compétences institué par la « loi d’orientation et de programme pour l’avenir de l’École » du 23 avril 2005, il est urgent d’opérer une réforme en profondeur de cette institution fondamentale de notre pays.

Des problèmes majeurs à traiter

En effet, trois problèmes essentiels restent en suspens : l’organisation territoriale de l’école primaire ; la « gouvernance » de l’Ecole ; l’évaluation de l’efficacité de l’enseignement.

L’organisation de l’école primaire se fonde encore sur les principes qui ont présidé à son édification au XIX° siècle : une mosaïque de petites écoles, tant en milieu rural que dans les quartiers urbains, même si la mise en place de regroupements pédagogiques intercommunaux, presque toujours créés pour prendre en compte le déclin démographique dans les territoires concernés, a pu atténuer les effets négatifs de la dispersion et de la taille réduite des unités éducatives. L’école primaire reste caractérisée, en dépit de certains aménagements territoriaux, par un émiettement inadapté aux besoins actuels de notre société. Organisée selon un modèle antédiluvien, elle n’a pas accompagné, ou faiblement, le mouvement de décentralisation, la mise en place de l’intercommunalité. Et bien des initiatives se heurtent encore à des résistances, voire à des oppositions farouches.

Les écoles, qui ne sont pas des établissements dotés de la personnalité morale et juridique, ne sont pas dirigées par des responsables de plein exercice, ayant le statut et les attributions d’un chef d’établissement.
Les inspecteurs de l’éducation nationale effectuent pléthore de tâches, au détriment de leurs deux missions essentielles : conseiller les professeurs des écoles et contrôler l’efficacité de leur action, notamment au travers de l’analyse des résultats des élèves. Se pose de surcroît le problème de leur positionnement comme cadre de la fonction publique.

Le système éducatif français a multiplié les évaluations – évaluation des personnels ; évaluation des résultats des élèves ; évaluation des établissements, rarement des écoles ; évaluation des performances des académies ; etc. Mais tous ces ensembles de données ne sont que fort peu exploités et leurs usages, encore fragmentaires, ne font pas l’objet d’un suivi systématique, dans une perspective de l’amélioration de la qualité de l’enseignement.

Quelques propositions d’action

Aussi s’avère t-il urgent de réformer un système à bout de souffle qui, en dépit de l’engagement et de la qualité de l’immense majorité des enseignants, souffre de son inertie, de son immobilisme, de ses blocages, de ses sempiternelles polémiques – par exemple sur la question récurrente du nombre d’élèves par classe et sur le lien fantasmé entre efficacité et moyens – et ne cesse ainsi de s’affaiblir.

En terme d’organisation, Ecole et intercommunalité doivent se renforcer mutuellement : s’il importe de privilégier une logique de proximité, il convient aussi de substituer à l’organisation actuelle la mise en place de pôles scolaires offrant des services qui concourent au développement éducatif de tout un secteur – territoire rural ou quartier urbain constituant une unité de vie –, la constitution d’un ou plusieurs réseaux scolaires dans chaque communauté de communes ou d’agglomération, dans la perspective de l’amélioration de la qualité du réseau scolaire, tant du point de vue pédagogique que matériel. Cette nouvelle organisation peut reposer sur des formes juridiques diverses, existantes ou à inventer. Des expérimentations peuvent aussi être réalisées, en secteur rural, de création d’un pôle collège/écoles, sous la direction du chef d’établissement.
Une évolution significative implique, d’une part un débat parlementaire et un nouveau cadre législatif, d’autre part l’établissement d’un schéma départemental ou régional du service public d’éducation, qui vise à renforcer la qualité des prestations pédagogiques et de l’offre de formation, da la gestion des personnels de l’éducation nationale et des collectivités territoriales, des infrastructures et de leur maillage territorial, ainsi que la logique de réseau, sur un socle d’innovation pédagogique et éducative, en cohérence avec l’identité du territoire et son environnement.

La « gouvernance » du premier degré doit être impérativement adaptée aux réalités et exigences de la société contemporaine. L’encadrement de chaque pôle ou réseau d’écoles exige des responsables qui aient une vision claire du projet éducatif de la nation, une approche large et globale des politiques éducatives, qui soient aptes à gérer le complexe, à traiter de façon réactive l’imprévu et l’exceptionnel ; qui sachent entretenir avec tous les membres et partenaires de leur communauté éducative des relations suivies, confiantes et constructives, qui mobilisent avec conviction et efficacité tous les personnels. L’efficacité de l’action éducative implique le recrutement d’authentiques managers.
Des décisions s’imposent : établissement d’un statut de directeur de pôle ou réseau scolaire, responsable de plusieurs entités fonctionnelles territoriales (plusieurs écoles constituant un ensemble d’une dizaine à une vingtaine de classes) réunies autour d’un même projet pédagogique et éducatif ; faculté de contractualiser avec les autorités compétentes ; amélioration d’exercice du métier – décharge complète ; attribution d’un secrétariat ; etc. – ; équivalence avec le corps des personnels de direction 2ème catégorie. Elles induisent certaines conséquences : libérer la capacité d’initiative des cadres et des unités éducatives ; favoriser la cohérence de terrain ; renforcer la démarche de projet et de contrat.
Déchargés de responsabilités désormais dévolues aux directeurs, les inspecteurs se consacreront à leurs missions fondamentales de conseil, de contrôle, de formation, d’expertise. Leur corps sera alors fondu dans le corps désormais unique des inspecteurs d’académie – inspecteurs pédagogiques régionaux, ce qui contribuera à favoriser et faciliter les interactions entre les différents niveaux du système éducatif.
Cette réforme d’importance conduira, dans le cadre d’une réflexion globale sur l’encadrement du système éducatif, à faire évoluer les fonctions et compétences d’autres responsables, comme, par exemple, les inspecteurs d’académie, directeurs des services départementaux de l’éducation nationale.

Au plan de l’efficacité de l’enseignement et de son évaluation, les évolutions de la politique éducative nationale comme celles de la politique éducative européenne, au travers de ce qu’on dénomme la « stratégie de Lisbonne », induisent la mise en oeuvre d’une formation de qualité en lien avec les réalités économiques et sociales.
Et le nouveau cadre budgétaire fixé par la loi organique relative aux lois de finances (LOLF) ne saurait manquer de contribuer à l’amélioration des performances du système éducatif. En effet, la mise en œuvre de la LOLF favorise le questionnement sur les critères d’efficacité et d’efficience des actions conduites au regard des moyens attribués et permet de progresser dans la mise en commun d’indicateurs partagés, quantifiés et mesurables, avec les établissements. Si la LOLF est un instrument de maîtrise de la dépense publique, elle est aussi, fondamentalement, un outil de la gestion de la performance et de son évaluation.
En outre, les parents, de plus en plus nombreux, soupèsent, hiérarchisent et évaluent dans l’offre scolaire la proposition susceptible d’être le plus en adéquation avec leurs attentes – exemple du « zapping » entre le public et le privé. Ils adoptent une attitude évaluative et critique vis-à-vis de l’institution scolaire et de ses professionnels.
Il s’impose donc de faire entrer les enseignants et personnels d’encadrement de l’école primaire, individuellement et collectivement, dans un processus permanent d’évaluation, pour diagnostiquer, pour piloter, pour rendre compte. De nouvelles pratiques sont à instituer, à l’instar de ce qui se met progressivement en œuvre dans le domaine des langues avec le certificat de compétences en langue ou dans celui de l’informatique avec le brevet informatique des écoles.

Les résultats des évaluations des élèves seront communiqués et expliqués aux parents. Les performances des écoles seront présentés et analysés dans les conseils de pôle ou de réseau. Les performances de l’ensemble des pôles et réseaux du département comme de la région seront examinés et commentés dans les instances institutionnelles compétentes et rendus publics. A l’échelle nationale, le Ministre de l’Education nationale présente un rapport annuel de performances au Parlement. Il est légitime et indispensable de rendre compte de la performance de l’école, aux différents niveaux de son pilotage, devant l’ensemble de nos concitoyens.

Il va de soi que cette nécessaire refonte de l’école primaire doit s’inscrire dans une logique de réforme en profondeur de la globalité du système éducatif. Elle implique courage et volonté pour convaincre tout un chacun que la défense de l’Ecole républicaine appelle changement et innovation, avec l’ambition principale d’accroître ses performances, donc celles de tous les élèves, en particulier des plus fragiles d’entre eux.
Il appartient au Nouveau Centre, parti héritier d’une longue tradition humaniste, dont on connaît les valeurs et les priorités en matière éducative, de prendre l’initiative d’une réforme de fond de notre Ecole de la République.

CONTRIBUTION THEMATIQUE DE LA FEDERATION DU GARD A LA REDACTION DU PROJET POLITIQUE DU NOUVEAU CENTRE

La vie politique française souffre d’un important déficit démocratique dans la mesure où tous nos concitoyens ne sont pas représentés au Parlement, en particulier à l’Assemblée nationale, dans leur diversité de points de vue et de sensibilités, quelles qu’elles puissent être.

Tous les électeurs étant d’égale dignité et ayant un droit égal de se voir représenter et de se faire entendre au Parlement, ce dysfonctionnement majeur pose un quadruple problème : le défaut de considération due à chaque Français ; l’affaiblissement de la représentativité des élus nationaux ; la perte de compétences et de richesses humaines ; l’impossibilité de combattre à la tribune, en toute transparence, les opinions extrêmes et dangereuses. En outre, la situation actuelle accentue le caractère présidentiel du régime, appauvrit la représentation nationale par un excès de monolithisme, favorise le poids de plus en plus lourd d’une démocratie d’opinion (sondages, manifestations de rue, etc.), au détriment du rôle des corps intermédiaires.

Il en résulte des blocages graves, nuisibles à la mise en place des réformes indispensables à l’adaptation de notre société aux nouveaux enjeux auxquels celle-ci est confrontée, blocages générées à la fois par un fonctionnement majoritaire fondée sur une forme de pensée unique et une attitude de l’opposition souvent caractérisée par des positions démagogues, voire irresponsables.

Pour lever les blocages constatés et réduire ce déficit démocratique, pour restaurer la légitimité de notre système de représentation, diverses stratégies peuvent être mises en œuvre, dont l’introduction de la proportionnelle dans les élections législatives. Parce qu’elle permet le pluralisme politique, garant majeur de la liberté de pensée et d’expression, de l’émancipation de nos concitoyens, la proportionnelle constitue autant une vertu qu’un principe démocratiques.
L’application de la proportionnelle implique une réelle séparation des pouvoirs, l’un des enjeux forts de l’inévitable réforme de nos institutions. Il est aujourd’hui à déplorer l’inflation de lois non suivies d’effets, faute de décrets d’application (environ les deux-tiers), et la promulgation de lois de circonstances, votées dans la précipitation, sous la pression de l’opinion, par une majorité pléthorique qui n’exerce plus un nécessaire esprit critique – exemple de la loi sur les chiens dangereux.

L’introduction de la proportionnelle doit en même temps favoriser l’expression d’opinions argumentées et assurer la stabilité gouvernementale – il ne saurait être question de revenir à certaines pratiques de la IV° République. L’enjeu est de développer d’authentiques processus de dialogue et de médiation entre les pouvoirs, de construire une culture de la recherche du consensus le plus large possible sur les grands sujets de société. Il s’agit, pour reprendre une formule clef de Jean-Louis Bourlanges, de passer « d’une démocratie de confrontation à une démocratie de négociation ».

Défenseur d’une participation démocratique effective, le Nouveau Centre soutient le principe d’une part significative de proportionnelle dans les élections législatives, selon le schéma suivant : une moitié de députés élus au scrutin uninominal de circonscription et l’autre moitié à la proportionnelle au scrutin de liste régional.

Une telle réforme ne peut être opérée que dans le cadre d’une réforme globale des institutions, notamment de l’institution parlementaire, sur la base d’une réflexion relative au bicamérisme – séparation effective des pouvoirs ; nouvelle répartition des rôles de l’Assemblée nationale et du Sénat, avec une révision des principes d’élection des parlementaires ; limitation du droit de dissolution ; etc.
Si les Français sont très attachés à leurs députés, hommes et femmes de terrain qu’ils sollicitent pour de multiples raisons, souvent fort éloignés du rôle de législateur de leurs élus, ils connaissent beaucoup moins, voire pas du tout, les sénateurs de leur département et de leur région. Aussi s’avère t-il nécessaire, ce qui ne signifie nullement sa remise en cause, de reconfigurer le Parlement, pour une lisibilité, une transparence et une efficacité accrues de cette institution de première importance, dont le bon fonctionnement conditionne fortement la bonne santé de nos pratiques démocratiques et le renouveau de notre pays dans le contexte désormais inéluctable de la mondialisation.

p1100137Un travail collectif porté par Jacky RAYMOND, Adjoint au Maire de Nîmes, Président-Délégué au Projet de la Fédération du Gard.

Le Nouveau Centre a pour première ambition de « moderniser la vie politique » et affirme à cette fin, parmi quatre principes essentiels, celui de « développer la participation des citoyens ».

La configuration politique actuelle, fondée sur l’affrontement de deux camps, ne correspond plus aux bouleversements de la France du XXI° siècle et aux défis nouveaux, considérables, qui en résultent. S’il importe de constituer, pour l’efficacité de l’action publique, une majorité de rassemblement et de gouvernement, il n’en convient pas moins de favoriser – en dehors des seules périodes électorales – l’expression de nos concitoyens, de permettre l’émergence de sensibilités et opinions différentes chez des femmes et des hommes nombreux à partager des convictions communes sur les grands sujets de notre société : l’environnement et le développement durable, l’éducation et la recherche, le chômage et l’exclusion, la dette et les déficits publics, etc.

Dans cette perspective, le Nouveau Centre affiche sa volonté de rendre tout d’abord ses adhérents acteurs des choix et des orientations du parti, donc de promouvoir et mettre en œuvre des démarches de participation démocratique, de développer de nouvelles pratiques : une autre « gouvernance », combinée à une réforme des institutions ; la responsabilisation des partenaires sociaux ; la mise en œuvre de formes d’expression citoyenne qui libèrent la parole, en évitant le piège de la démocratie d’opinion ; la promotion de la société civile et la reconnaissance du monde associatif ; …et une mobilisation forte des militants pour un fonctionnement démocratique exemplaire à chaque niveau du mouvement, du local au national.
Réaliser ce dernier objectif, c’est donner la parole aux adhérents et organiser des échanges selon un double axe vertical – circulation ascendante et descendante de réflexions, de propositions – et horizontal – débats, à chaque niveau du parti, sur des problématiques propres à la société française ou relatives au positionnement de la France en Europe et dans le monde.

Les adhérents doivent, en premier lieu, pouvoir s’approprier les sujets d’actualité débattus au Parlement et présenter des analyses, formuler des propositions aux responsables nationaux du parti, aux députés et sénateurs du Nouveau Centre. Ils doivent, en deuxième lieu, pouvoir présenter des contributions sur tout sujet qu’ils considèrent majeurs, tant pour l’action publique du parti que pour l’évolution de son fonctionnement interne. Ils doivent, en troisième lieu, pouvoir se prononcer sur l’indispensable bilan annuel de l’action du parti, réalisé au regard des orientations validées en congrès – les huit orientations du premier document de présentation constituent le cadre de référence de l’action du Nouveau Centre et celui de sa régulation –, ce qui signifie, par exemple, s’interroger sur les avancées obtenues dans le cas de la participation du Nouveau Centre à une majorité gouvernementale, sur les propositions faites par le parti et les stratégies déployées pour les faire aboutir dans le cas d’une action dans l’opposition.
Le Nouveau Centre, héritier d’une longue histoire mais nouveau venu sur la scène politique, se veut un parti responsable et exemplaire.

Responsable parce que, dans le respect de ses engagements, il respecte les institutions et l’Etat, y compris quand il œuvre à la réforme desdites institutions, parce que, dans le respect de convictions partagées, il s’emploie à rendre ses adhérents et militants acteurs des choix et du fonctionnement de leur mouvement. L’exercice de la responsabilité individuelle comme de la responsabilité collective accroît corrélativement le degré de responsabilité du parti à ses différents échelons ; elle accroît aussi la cohérence de l’action politique, la lisibilité du positionnement du parti sur l’échiquier politique, tant français qu’européen, la cohésion de ses responsables et de l’ensemble de ses adhérents.

Exemplaire parce que, parti réformiste, il s’appuie, pour mener à bien les réformes nécessaires dans un grande démocratie du XXI° siècle, profondément enracinée au cœur de l’Europe, sur des valeurs, des visées et des principes d’action discutés collectivement et validés selon des processus démocratiques retenus par des adhérents acteurs de leur propre fonctionnement. Cette exemplarité, attendue par une immense majorité de nos concitoyens, lassés d’affrontements stériles, voire contreproductifs, pose le Nouveau Centre en parti de rassemblement – rassemblement d’idées, rassemblement de courants de pensée prenant appui sur des valeurs communes, rassemblement de femmes et d’hommes soucieux de défendre leurs convictions démocrates, sociales et européennes.

Un cadre pour des contributions

Lors de sa réunion du lundi 28 avril 2008, le Conseil départemental de la Fédération gardoise du Nouveau Centre a proposé, dans la perspective du Congrès fondateur du parti les 16 et 17 mai 2008, de produire une ou des contributions autour de la thématique suivante :

« Le Nouveau Centre, pour une autre vision de la vie publique ».

Les conseillers départementaux ont d’abord tenté d’établir un constat succinct de la situation actuelle, au regard d’une première question :

Pourquoi cette approche dans le contexte d’aujourd’hui?

La réponse à cette question repose sur un quadruple constat :

1. La France est un pays doté de nombreux atouts, acquis au cours de sa longue histoire, qui en font une des premières puissances mondiales.
Mais, en raison d’importantes évolutions économiques, sociales, culturelles, politiques, notre pays doit aujourd’hui, afin de développer et de conserver les atouts nombreux dont il dispose, de conserver son rang et son rayonnement à l’échelle européenne comme à l’échelle mondiale, mener des réformes courageuses.

2. Malheureusement, celles-ci sont souvent difficiles, voire impossibles à réaliser en raison de blocages inhérents à notre société, une société pourtant inégalitaire, une société qui souffre d’un déficit démocratique lié d’une part à la non séparation totale des pouvoirs, d’autre part à la confiscation de ceux-ci par une élite politique ; ce qui prive en partie notre pays de ses ressources de création, d’innovation, et constitue une forme de déni d’intelligence – renforcement du régime présidentiel, « monarchie élective ».

3. Beaucoup de nos concitoyens, en particulier les jeunes, ont aujourd’hui une mauvaise image de la politique et des hommes politiques, milieu encore trop machiste et souvent peu exemplaire.

4. Le Nouveau Centre, parce qu’il est composé de femmes et d’hommes d’horizons et de sensibilités divers, parce que son action se fonde sur l’écoute et le dialogue, sur une volonté affirmée de négociation et de médiation, s’inscrit pleinement dans une volonté forte de réformes, et doit contribuer, tout au long de son action politique, à lever ces blocages.

Partant de ce constat, le Conseil départemental a formulé une double question et proposé plusieurs pistes susceptibles d’être mises en évidence au cours du congrès de Nîmes, qui devra, entre autres objets, définir sa ligne politique dans les années à venir.

Que faut-il changer ? Quelles stratégies adopter ?

1. Contribution relative au fonctionnement du nouveau Centre

D’un point de vue purement interne, le Conseil départemental suggère de produire une contribution qui porte sur le fonctionnement du parti, lequel serait capable de concilier :

– le développement de la démocratie interne et du débat
et
– les impératifs de l’efficacité politique et de la communication.

Il s’agit aussi, d’une part de donner plus de cohérence à l’action publique, dans sa globalité comme dans ses différentes composantes, d’autre part de favoriser une responsabilité de proximité et une réelle participation démocratique des adhérents du parti.
Sur ce dernier point, il est affirmé la volonté de faire du Nouveau Centre un parti exemplaire, tant au niveau national qu’au niveau local.

Une telle approche devrait permettre de réduire les actuels contre-pouvoirs de la rue et des médias.

La fédération du Gard pense que c’est l’une des conditions essentielles pour rendre le parti encore plus attractif, surtout en direction des jeunes adultes.

2. Contribution relative à l’ouverture et à la modernisation de la vie publique

a) Notre mouvement doit concrétiser, dans ses statuts, son engagement européen, de façon à créer un nouveau rapport de la France à l’Europe et au monde.

– Au regard de la lourdeur des institutions européennes actuelles, il importe de reconsidérer celles-ci dans une perspective plus souple, plus démocratique, plus efficace.

– Au regard de la situation géographique du Gard comme de la France, il convient de s’interroger sur les principes et l’organisation d’un nouvel espace, « l’euroméditerranée ».

– Au regard de nos spécificités culturelles, il est également essentiel de défendre la cause des cultures locales et traditionnelles dans le cadre d’une politique européenne susceptible de développer un sentiment d’appartenance à l’Union européenne – souhait de concilier identités locale et européenne, de conjuguer le sentiment d’un enracinement local fort et l’ouverture à l’espace européen (être à la fois enraciné dans son pays et profondément européen).

b) En tant que parti politique, le Nouveau Centre a tout particulièrement vocation à être une force de modernisation de notre vie publique, sous un double aspect :

– En contribuant à la réflexion sur la transformation des institutions et en proposant une nouvelle organisation géopolitique :
* poursuite de la décentralisation, par une simplification politico-administrative fondée sur la réorganisation des strates actuelles et le renforcement de certaines d’entre elles (par exemple la « région », dont il conviendrait d’accroître la taille et d’accentuer le poids, dans une logique européenne – exemples de la Catalogne et de la Lombardie) ;
* repositionnement des collectivités territoriales pour une lisibilité accrue de celles-ci : redéfinition de leurs compétences et modernisation de leur fonctionnement, avec prise en compte des évolutions actuelles des services centraux et extérieurs de l’Etat.

Cette réorganisation institutionnelle aurait inévitablement des effets sur les principes et modalités des élections pour les différentes collectivités.

– En promouvant de nouvelles pratiques démocratiques, qui mobilisent et impliquent davantage les acteurs, afin qu’ils se sentent plus responsables et exercent effectivement des responsabilités à différents niveaux :
* ouverture de la vie politique et implication accrue des jeunes adultes, notamment des femmes ;
* développement d’un réel esprit de responsabilité – par exemple vis-à-vis des déficits publics –, avec établissement d’une charte de l’élu ;
* respect de la proximité et de la parole du citoyen à travers un renouvellement du concept de « participation démocratique » ;
* mise en œuvre affirmée des valeurs républicaines, en particulier de la « fraternité » ;
* réhabilitation du mode de scrutin proportionnel en tant que principe démocratique.

En conclusion, le Conseil départemental du Gard projette de soumettre aux membres du Congrès fondateur du Nouveau Centre, d’une part une contribution en rapport avec le positionnement du parti, de façon à rendre aussi lisible que possible la ligne politique de notre mouvement, d’autre part un texte à caractère thématique sur la proportionnelle comme principe fondamental, voire comme vertu démocratique, susceptible de réduire le déficit démocratique qui prive nombre de nos concitoyens de parole au Parlement et interdit aux Français l’expression de leur diversité politique.

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