Hélène ALLIEZ-YANNICOPOULOS

Hélène ALLIEZ-YANNICOPOULOS

par Hélène ALLIEZ-YANNICOPOULOS,Secrétaire Nationale Adjointe à l’Environnement, Vice-Présidente de la Fédération NC du Gard.
Comme beaucoup d’entre nous, je me réjouis en bien des points de la victoire de Barack OBAMA à l’élection présidentielle américaine. Au-delà des symboles, le changement qu’il promet est attendu dans bien des domaines : économique, social, culturel, en particulier aux Etats-Unis ; mais également partout dans le monde, dans les domaines de la politique étrangère, et dans celui de l’environnement.

C’est, bien entendu, sur ce dernier point, que je tenais à réagir. Non seulement, il est un des enjeux majeurs de notre monde, mais il est aussi, celui sur lequel le CHANGEMENT sera certainement le plus tangible dans la politique américaine.

Dès le lendemain de son élection face à Al GORE, que l’on connaît pour son engagement écologique, George W. BUSH, prit le monde à contre-pied en refusant de ratifier les accords de KYOTO sur les gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatique, et décida qu’il fallait opposer l’intérêt de l’économie américaine à celui de la planète dans sa lutte contre le « Global Warming ».

Une philosophie dévastatrice, qui n’a d’ailleurs pas empêché les Etats-Unis de connaître une crise économique comparable à celle de 1929. Une philosophie à l’opposée de celle développée dans le programme environnemental et énergétique de Barack OBAMA.

Le prochain Président des Etats-Unis développe dans son programme la volonté de concilier environnement et économie : la base même de ce qu’est le développement durable.

Il a, contrairement à son prédécesseur, une conscience aigue des dangers qui nous attendent si nous n’agissons pas. Et promet des mesures en conséquences :
– réduire les émissions de gaz à effet de serre à 80% du niveau de 1990 d’ici à 2050.
– Etablissement immédiat d’un seuil annuel de production de ces gaz pour l’ensemble des USA.
– 150 milliards de dollars seront consacrés sur 10 ans à la recherche sur les énergies renouvelables.
– Mise en place de normes urbanistiques à haute qualité environnementale comparables à celles prises par le Grenelle de l’Environnement.

Enfin, et surtout, Barack OBAMA affirme sa volonté de faire des Etats-Unis le leader mondial de la lutte contre le changement climatique. Les américains étant les plus gros producteurs mondiaux de gaz à effet de serre par habitant, l’importance de cette décision dans l’efficacité de l’application des accords de Kyoto et Rio est capitale.

Le nouveau Président des Etats-Unis incarne un espoir, qui, je l’espère, ne sera pas déçu. La tâche sera difficile, et on peut penser que ce sont 8 années de retard qu’il a à rattraper.

Il n’est pourtant pas trop tard, et à l’heure, où beaucoup d’entre nous s’interrogent sur le tournant que doit prendre le monde aujourd’hui, l’espoir que nous donnent les américains ne pourra que rejaillir sur l’ensemble de la planète, et ainsi, donner l’impulsion qui nous sera nécessaire pour en faire une réalité.