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p1100171A l’heure de tirer le bilan de ce congrès extraordinaire que nous venons de vivre à Nîmes, ce n’est pas seulement sur ce dernier week-end que j’ai envie de porter mon regard, mais au delà: il y a un petit peu plus d’un mois, au moment où Yvan LACHAUD nous a annoncé que le Gard accueillerait le Congrès fondateur à Nîmes!

Que de chemin parcouru depuis ce moment, et alors que les derniers cartons sont à peine remballés, je tenais, en guise de remerciements à tous ceux qui ont participé au succès de ce congrès, faire un petit rappel de ce mois passé ensemble et coucher sur le papier mes souvenirs et images.

Certains professionnels nous avaient dit: « Un congrès au mois de mai prochain? Mai 2009, euh, un an, c’est juste mais cela devrait aller… pardon? dans un mois? Mais c’est un miracle qu’il vous faut! » Et bien ce miracle a eu lieu, et, autant que le congrès lui même, c’est toute la synergie qui s’est créée pendant ce petit mois de préparation pour faire de cet évènement un succès qu’il faut remarquer.

Bien évidemment, une pensée à tous nos amis parisiens, que nous avons d’abord appris à connaître au téléphone, mais surtout véritablement lors de leur séjour à Nîmes… pour des nuits sans sommeil et des journées sans déjeuner. Bravo à toi Alexandre, d’avoir supporté la pression énorme d’une pareille machine mise en place en si peu de temps, et bravo également d’avoir su t’entourer d’une telle équipe, jeune, dévouée, efficace. Marion, Fred, Jessica, ravi de vous avoir accueilli à la maison, j’espère sincèrement que nous aurons bientôt l’occasion de nous retrouver dans des moments plus festifs que cette dernière semaine… Jordan, Elodie, Sophie, j’espère que vous ne garderez pas un trop mauvais souvenir de la permanence, de son wi-fi, de ses téléphones, et de ses ordinateurs… Bravo pour tout ce que vous avez fait, et d’avoir survécu aux Power Point!! Annick, Karine, Nathalie, Emilio et Jean-Luc, un grand merci pour votre gentillesse, votre efficacité et votre dévouement à la cause, vous pouvez venir quand vous voulez à Nîmes, la maison vous est ouverte!!!

p1100167Enfin, une spéciale dédicace pour Fanny, la plus nîmoise des parisiennes, et vice versa… Tu as vraiment assuré comme jamais, tu es vraiment une pro… et tout ça en moins d’un an!!!!

Mais en un mois, vous comprendrez que les équipes parisiennes n’auraient pas suffit pour organiser un tel raout… nos équipes nîmoises ont beau être chevronnées dans l’organisation des manifestations, elles ont réussi un tour de passe-passe supplémentaire, et su intégrer toutes ces énergies parisiennes aux leurs! Une intégration qui passa le plus souvent par de l’hébergement, et de beaux moments de rigolade inter-générationnelle autant qu’inter-régionale. Rien que pour cela, cela valait le coup de se donner à 100% pour ce congrès!

Et je n’ai pas été le seul à le penser, car ce sont pas moins de 250 bénévoles que notre maestro Daniel ANDRE a rassemblé pour assurer l’accueil des congressistes à la Gare, au Congrès, les chauffeurs de navettes, les bureaux de vote, le bar de la Ferrade, le service de la Paella, l’installation et la désinstallation de la manade, l’installation et la désinstallation du Parc des Expos, la Mise sous pli, le Phoning… et tout çà sur deux jours!!! Un grand bravo à lui, il est vraiment phénoménal!

p1090969Idem pour nos manageuses de première catégorie: Brigitte et Véronique qui n’ont jamais autant goûté de paella de leur vie, ouvert de bouteilles, appelé les traiteurs, bref, là encore, j’en passe et des meilleures. Sachez en tout cas, que si vous avez pu manger, c’est grâce à elles!

Je voudrais également saluer nos amis de la Centrale de Réservation, Christian, Anne-Marie, et Faïma qui ont assuré des permanences pendant tous ces ponts de mai, et même pendant la Féria, et managé un travail difficile que nous menions pour la première fois!

De la même manière, un grand bravo à tous ceux qui ont transporté nos congressistes… là encore, une nouveauté dans notre organisation gardoise, mais un vrai succcès, car aucun problème à signaler. Bravo Alain, Merci à Delphine et à tous les chauffeurs de bus. Merci et Bravo à tous nos chauffeurs bénévoles et insomniaques comme Edmond, Marian, Jean-Manuel, François, Fabrice, Pascal etc…

p1100081Merci aussi à tous ceux qui ont assuré l’accueil de nos congressistes, ils sont trop nombreux pour que je puisse les nommer mais de la Gare, en passant par la Manade, ses parkings, son bar, et au Parc des Expos, je crois que tout le monde a été bien encadré et accueilli, si j’en crois les messages laissés sur le mur d’expression du Parc Expo, avec une mention spéciale à Robert et Tatiana nos beaux andalous ainsi qu’à Robert et son épouse nos fringants camarguais (voir photo)!!!

Un accueil ça se prépare également à l’avance, et il a fallu du monde pour constituer le sac individuel de chaque congressiste! Merci à Annick qui a managé cela avec Joseph et Yvette pour encadrer les nombreux bénévoles venus nous donner un coup de main à la permanence pour la mise sous pli jeudi…

p1100172Un congrès, c’est aussi du fond, du vote, et le vote, c’est de l’organisation: alors bravo à Mireille et Denise, qui ont eu le « plaisir » de reconstituer, deux mois après les municipales, leurs bureaux de vote fétiches. Merci donc aux 60 bénévoles gardois qui ont permis la tenue de ces élections!

Pareillement pour les Jeunes qui ont tenu avec grand succès leur première assemblée générale, grâce à l’organisation efficace de son bureau mené par Laure, et pour arriver à un résultat mérité, l’élection de notre ami Damien à la Présidence!

Et puis, le Gard a également proposé des motions, sous la houlette de Jacky, et avec l’appui précieux d’Alain-Louis et de Bruno, ainsi que de tous les membres du Conseil Départemental et de tous les élus NC du Département, merci à vous pour votre implication dans ce qui constitue l’identité de notre mouvement!

Enfin, un grand merci à tous nos partenaires, qui ont fait preuve, comme d’habitude, d’une grande patience, et d’une grande efficacité: un grand merci donc :
aux frères Briaux pour leur manade de plus en plus belle, à Dolorès et son école de Sévillane: Duendecillo y Sevillanas, à la Pena Meynoise pour leur sens de la fête, à Jean-Christophe pour sa musique, à Monsieur JOUILLET pour sa Paëlla, au Creux des Canards pour leur buffet, à Arnaud et Jean-Marc pour leur sens de l’organisation et de la déco, à Fabrice pour ses Blondes(lumières), aux hoteliers nîmois, de nouveau à Delphine pour ses bus, et surtout à Maryvonne, Pascale et toute l’équipe de l’Office du Tourisme pour leur extraordinaire implication dans leur mission.

Voilà pour conclure, je prie d’avance à ceux que j’aurais pu oublier pendant cette heure de déjeuner que j’ai préféré consacrer à la rédaction de ce message,de bien vouloir m’excuser, la faim a peut-être joué quelques tours à ma mémoire.

Mais finalement si tout cela a été possible en un gros mois de travail, c’est grâce à la mobilisation constante de notre fédération tout au long de l’année, et aux bénévoles qui, du 1er janvier au 31 décembre font tourner cette permanence du 35, avenue Georges Pompidou! L’immense majorité des personnes citées dans ce texte en font partie, mais je tenais à cette occasion à tous vous remercier, et ce, avec une petite dédicace à notre inénarable Aimé. Cela me permet, par la même occasion de remercier, bien entendu, Yvan, autour duquel nous nous réunissons tous avec cet enthousiasme qui nous fait avancer et réussir!

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PRESIDENT
Hervé MORIN (Ministre de la Défense)

Yvan LACHAUD
Secrétaire général
(Député du Gard)

Jean-Christophe LAGARDE
Président exécutif (Député-Maire de Drancy)

André SANTINI
Président délégué (Secrétaire d’Etat à la Fonction Publique)

François SAUVADET
Président délégué (Président du Groupe UDF à l’Assemblée Nationale)

Valérie LETARD
Président délégué (Secrétaire d’Etat aux Solidarités)

Christian BLANC
Président délégué (Secrétaire d’Etat au Projet Grand Paris)

Rudy SALLES (Député des Alpes Maritimes)
Vice-président
Fédérations

Jean-Léonce DUPONT (Sénateur)
Vice-président
Statuts

Charles de COURSON (Député)
Trésorier national
Finances publiques
Projet

Maurice LEROY (Député, Président de Conseil Général)
Porte-parole

Philippe VIGIER (Député)
Secrétaire général adjoint
Réseau élus locaux
Projet

Hervé MARSEILLE (Sénateur)
Secrétaire général adjoint
Elections

Mireille BENEDETTI (Conseillère Régionale PACA)
Secrétaire général adjoint
Réseau militant

Chantal EYMEOUD
Trésorier national adjoint

Damien ABAD
Santé en milieu rural
Président des Jeunes Centristes

Christian SAINT-ETIENNE (Conseiller Régional IDF, Conseiller de Paris)
Secrétaire national
Economie
Projet

Francis VERCAMER (Député)
Secrétaire national
Emploi
Relations sociales

Pascal COLLIN
Secrétaire national adjoint
Economie solidaire

Diane BAKENA
Secrétaire national adjoint
Emploi des seniors

Stéphane DEMILLY (Député)
Secrétaire national
Environnement

Hélène ALLIES-YANICKOPOULOS
Secrétaire national adjoint
Environnement

Francis HILLMEYER (Député)
Secrétaire national
Infrastructures
Transports

Anne FREMONT
Secrétaire national adjoint
ONG

Jean-Paul AMOUDRY (Sénateur)
Secrétaire national
Collectivités locales

Laurent LAFON (Maire de Vincennes)
Secrétaire national adjoint
Régionalisation
Finances locales

Jean-Luc RIGAUT (Maire d’Annecy)
Secrétaire national adjoint
Ville
Réseaux de villes

Yves POZZO DI BORGO (Sénateur)
Secrétaire national
Libertés publiques

Jean DIONIS du SEJOUR (Député-Maire d’Agen)
Secrétaire national
TIC
Projet

Alix de la BRETECHE
Secrétaire national adjoint
Droits de l’Homme

Jean-Luc PREEL (Député)
Secrétaire national
Santé

Claude LETEURTRE (Député)
Secrétaire national
Santé publique et personnes dépendantes

Anne CURANT BIDAUT
Secrétaire national adjoint
Santé

François ROCHEBLOINE (Député)
Secrétaire national
Sport, jeunesse, ancien combattant & audiovisuel

Brigitte ANGIBAUD
Secrétaire national adjoint
Insertion des jeunes

Stéphanie PRUNIER
Secrétaire national adjoint
Média audiovisuels

Blandine LEFEBVRE (Conseillère Régionale, Maire)
Secrétaire national adjoint
Sport

Olivier JARDE (Député)
Secrétaire national
Ethique, enseignement supérieur & recherche

Jacky RAYMOND
Secrétaire national
Éducation nationale
Projet

Mustapha SAADI
Secrétaire national adjoint
Éducation nationale

Jean-Pierre ABELIN (Député)
Secrétaire national
Logement

Marie LEFERT
Secrétaire national adjoint
Aménagement du territoire

Pierre FAUCHON
Secrétaire national adjoint
Institutions

Annabelle BRUNET (Pyrénnées Orientales)
Secrétaire national adjoint
Institutions

Philippe SCHILLE
Secrétaire national
Outre-Mer

Michel HUNAULT
Secrétaire national
Justice

Philippe SOUSSI
Secrétaire national adjoint
Justice

Jean-Jacques PONS (Hérault)
Secrétaire national adjoint
Infrastructures judiciaires

Délégué national
Thierry ROCHAS
Evènementiel

Délégué national
Annick CHARLETY
Réseau fédérations

Délégué national
Anne BERANGER
Jeunes

Délégué national
Pierre VALLET
Communication

Délégué national
Olivier MOUSSON

Délégué national
Denis LARGHERO

Délégué national
Jean-Loup FLEURET

par Jacky RAYMOND

Il est hautement symbolique que le Nouveau Centre ait choisir de mettre l’éducation à l’ordre du jour de son congrès fondateur.

Avant d’engager mon propos, qui porte sur l’institution éducative, non sur ses acteurs, je tiens à souligner avec force l’engagement manifeste et la qualité du travail de nombre des professionnels de l’Ecole, enseignants, cadres, personnels administratifs et de service.

Compte tenu du temps réduit imparti, l’approche est volontairement centrée sur la seule école primaire, fondement – dans toutes les acceptions du terme – du système éducatif. Elle est sommairement construite sur trois points : un constat rapide ; un inventaire de problèmes majeurs ; quelques propositions d’action.

Un constat rapide

L’Ecole de la République est très malade, ce dont témoignent trois grands phénomènes : le mal-être et les revendications permanentes des enseignants, leurs réactions au rapport du conseiller d’Etat Marcel Pochard sur l’évolution du métier d’enseignant, rapport considéré par certains comme « une vraie provocation » ; l’attitude consumériste des parents vis-à-vis de l’Ecole et leur contestation croissante des professionnels de l’éducation – ce qui contribue à la perte d’autorité de ces derniers – ; la médiocrité des performances du système éducatif français, attestée par les résultats d’enquêtes internationales au cours de la dernière décennie, en particulier les résultats de PISA (« Programme for International Student Assessment » – programme international pour le suivi, tous les trois ans, d’acquis d’élèves de quinze ans dans les domaines de la langue maternelle, des mathématiques et des usages de connaissances scientifiques).

Aujourd’hui, c’est à l’école primaire que doit être portée l’attention la plus grande tant elle est figée dans des organisations et des modes de fonctionnement vieux de plus d’un siècle. S’il convient d’approuver la récente réforme des programmes opérée par le Ministre de l’Education nationale, qui recentre le travail sur les savoirs de base, dans la logique du socle commun de connaissances et de compétences institué par la « loi d’orientation et de programme pour l’avenir de l’École » du 23 avril 2005, il est urgent d’opérer une réforme en profondeur de cette institution fondamentale de notre pays.

Des problèmes majeurs à traiter

En effet, trois problèmes essentiels restent en suspens : l’organisation territoriale de l’école primaire ; la « gouvernance » de l’Ecole ; l’évaluation de l’efficacité de l’enseignement.

L’organisation de l’école primaire se fonde encore sur les principes qui ont présidé à son édification au XIX° siècle : une mosaïque de petites écoles, tant en milieu rural que dans les quartiers urbains, même si la mise en place de regroupements pédagogiques intercommunaux, presque toujours créés pour prendre en compte le déclin démographique dans les territoires concernés, a pu atténuer les effets négatifs de la dispersion et de la taille réduite des unités éducatives. L’école primaire reste caractérisée, en dépit de certains aménagements territoriaux, par un émiettement inadapté aux besoins actuels de notre société. Organisée selon un modèle antédiluvien, elle n’a pas accompagné, ou faiblement, le mouvement de décentralisation, la mise en place de l’intercommunalité. Et bien des initiatives se heurtent encore à des résistances, voire à des oppositions farouches.

Les écoles, qui ne sont pas des établissements dotés de la personnalité morale et juridique, ne sont pas dirigées par des responsables de plein exercice, ayant le statut et les attributions d’un chef d’établissement.
Les inspecteurs de l’éducation nationale effectuent pléthore de tâches, au détriment de leurs deux missions essentielles : conseiller les professeurs des écoles et contrôler l’efficacité de leur action, notamment au travers de l’analyse des résultats des élèves. Se pose de surcroît le problème de leur positionnement comme cadre de la fonction publique.

Le système éducatif français a multiplié les évaluations – évaluation des personnels ; évaluation des résultats des élèves ; évaluation des établissements, rarement des écoles ; évaluation des performances des académies ; etc. Mais tous ces ensembles de données ne sont que fort peu exploités et leurs usages, encore fragmentaires, ne font pas l’objet d’un suivi systématique, dans une perspective de l’amélioration de la qualité de l’enseignement.

Quelques propositions d’action

Aussi s’avère t-il urgent de réformer un système à bout de souffle qui, en dépit de l’engagement et de la qualité de l’immense majorité des enseignants, souffre de son inertie, de son immobilisme, de ses blocages, de ses sempiternelles polémiques – par exemple sur la question récurrente du nombre d’élèves par classe et sur le lien fantasmé entre efficacité et moyens – et ne cesse ainsi de s’affaiblir.

En terme d’organisation, Ecole et intercommunalité doivent se renforcer mutuellement : s’il importe de privilégier une logique de proximité, il convient aussi de substituer à l’organisation actuelle la mise en place de pôles scolaires offrant des services qui concourent au développement éducatif de tout un secteur – territoire rural ou quartier urbain constituant une unité de vie –, la constitution d’un ou plusieurs réseaux scolaires dans chaque communauté de communes ou d’agglomération, dans la perspective de l’amélioration de la qualité du réseau scolaire, tant du point de vue pédagogique que matériel. Cette nouvelle organisation peut reposer sur des formes juridiques diverses, existantes ou à inventer. Des expérimentations peuvent aussi être réalisées, en secteur rural, de création d’un pôle collège/écoles, sous la direction du chef d’établissement.
Une évolution significative implique, d’une part un débat parlementaire et un nouveau cadre législatif, d’autre part l’établissement d’un schéma départemental ou régional du service public d’éducation, qui vise à renforcer la qualité des prestations pédagogiques et de l’offre de formation, da la gestion des personnels de l’éducation nationale et des collectivités territoriales, des infrastructures et de leur maillage territorial, ainsi que la logique de réseau, sur un socle d’innovation pédagogique et éducative, en cohérence avec l’identité du territoire et son environnement.

La « gouvernance » du premier degré doit être impérativement adaptée aux réalités et exigences de la société contemporaine. L’encadrement de chaque pôle ou réseau d’écoles exige des responsables qui aient une vision claire du projet éducatif de la nation, une approche large et globale des politiques éducatives, qui soient aptes à gérer le complexe, à traiter de façon réactive l’imprévu et l’exceptionnel ; qui sachent entretenir avec tous les membres et partenaires de leur communauté éducative des relations suivies, confiantes et constructives, qui mobilisent avec conviction et efficacité tous les personnels. L’efficacité de l’action éducative implique le recrutement d’authentiques managers.
Des décisions s’imposent : établissement d’un statut de directeur de pôle ou réseau scolaire, responsable de plusieurs entités fonctionnelles territoriales (plusieurs écoles constituant un ensemble d’une dizaine à une vingtaine de classes) réunies autour d’un même projet pédagogique et éducatif ; faculté de contractualiser avec les autorités compétentes ; amélioration d’exercice du métier – décharge complète ; attribution d’un secrétariat ; etc. – ; équivalence avec le corps des personnels de direction 2ème catégorie. Elles induisent certaines conséquences : libérer la capacité d’initiative des cadres et des unités éducatives ; favoriser la cohérence de terrain ; renforcer la démarche de projet et de contrat.
Déchargés de responsabilités désormais dévolues aux directeurs, les inspecteurs se consacreront à leurs missions fondamentales de conseil, de contrôle, de formation, d’expertise. Leur corps sera alors fondu dans le corps désormais unique des inspecteurs d’académie – inspecteurs pédagogiques régionaux, ce qui contribuera à favoriser et faciliter les interactions entre les différents niveaux du système éducatif.
Cette réforme d’importance conduira, dans le cadre d’une réflexion globale sur l’encadrement du système éducatif, à faire évoluer les fonctions et compétences d’autres responsables, comme, par exemple, les inspecteurs d’académie, directeurs des services départementaux de l’éducation nationale.

Au plan de l’efficacité de l’enseignement et de son évaluation, les évolutions de la politique éducative nationale comme celles de la politique éducative européenne, au travers de ce qu’on dénomme la « stratégie de Lisbonne », induisent la mise en oeuvre d’une formation de qualité en lien avec les réalités économiques et sociales.
Et le nouveau cadre budgétaire fixé par la loi organique relative aux lois de finances (LOLF) ne saurait manquer de contribuer à l’amélioration des performances du système éducatif. En effet, la mise en œuvre de la LOLF favorise le questionnement sur les critères d’efficacité et d’efficience des actions conduites au regard des moyens attribués et permet de progresser dans la mise en commun d’indicateurs partagés, quantifiés et mesurables, avec les établissements. Si la LOLF est un instrument de maîtrise de la dépense publique, elle est aussi, fondamentalement, un outil de la gestion de la performance et de son évaluation.
En outre, les parents, de plus en plus nombreux, soupèsent, hiérarchisent et évaluent dans l’offre scolaire la proposition susceptible d’être le plus en adéquation avec leurs attentes – exemple du « zapping » entre le public et le privé. Ils adoptent une attitude évaluative et critique vis-à-vis de l’institution scolaire et de ses professionnels.
Il s’impose donc de faire entrer les enseignants et personnels d’encadrement de l’école primaire, individuellement et collectivement, dans un processus permanent d’évaluation, pour diagnostiquer, pour piloter, pour rendre compte. De nouvelles pratiques sont à instituer, à l’instar de ce qui se met progressivement en œuvre dans le domaine des langues avec le certificat de compétences en langue ou dans celui de l’informatique avec le brevet informatique des écoles.

Les résultats des évaluations des élèves seront communiqués et expliqués aux parents. Les performances des écoles seront présentés et analysés dans les conseils de pôle ou de réseau. Les performances de l’ensemble des pôles et réseaux du département comme de la région seront examinés et commentés dans les instances institutionnelles compétentes et rendus publics. A l’échelle nationale, le Ministre de l’Education nationale présente un rapport annuel de performances au Parlement. Il est légitime et indispensable de rendre compte de la performance de l’école, aux différents niveaux de son pilotage, devant l’ensemble de nos concitoyens.

Il va de soi que cette nécessaire refonte de l’école primaire doit s’inscrire dans une logique de réforme en profondeur de la globalité du système éducatif. Elle implique courage et volonté pour convaincre tout un chacun que la défense de l’Ecole républicaine appelle changement et innovation, avec l’ambition principale d’accroître ses performances, donc celles de tous les élèves, en particulier des plus fragiles d’entre eux.
Il appartient au Nouveau Centre, parti héritier d’une longue tradition humaniste, dont on connaît les valeurs et les priorités en matière éducative, de prendre l’initiative d’une réforme de fond de notre Ecole de la République.

CONTRIBUTION THEMATIQUE DE LA FEDERATION DU GARD A LA REDACTION DU PROJET POLITIQUE DU NOUVEAU CENTRE

La vie politique française souffre d’un important déficit démocratique dans la mesure où tous nos concitoyens ne sont pas représentés au Parlement, en particulier à l’Assemblée nationale, dans leur diversité de points de vue et de sensibilités, quelles qu’elles puissent être.

Tous les électeurs étant d’égale dignité et ayant un droit égal de se voir représenter et de se faire entendre au Parlement, ce dysfonctionnement majeur pose un quadruple problème : le défaut de considération due à chaque Français ; l’affaiblissement de la représentativité des élus nationaux ; la perte de compétences et de richesses humaines ; l’impossibilité de combattre à la tribune, en toute transparence, les opinions extrêmes et dangereuses. En outre, la situation actuelle accentue le caractère présidentiel du régime, appauvrit la représentation nationale par un excès de monolithisme, favorise le poids de plus en plus lourd d’une démocratie d’opinion (sondages, manifestations de rue, etc.), au détriment du rôle des corps intermédiaires.

Il en résulte des blocages graves, nuisibles à la mise en place des réformes indispensables à l’adaptation de notre société aux nouveaux enjeux auxquels celle-ci est confrontée, blocages générées à la fois par un fonctionnement majoritaire fondée sur une forme de pensée unique et une attitude de l’opposition souvent caractérisée par des positions démagogues, voire irresponsables.

Pour lever les blocages constatés et réduire ce déficit démocratique, pour restaurer la légitimité de notre système de représentation, diverses stratégies peuvent être mises en œuvre, dont l’introduction de la proportionnelle dans les élections législatives. Parce qu’elle permet le pluralisme politique, garant majeur de la liberté de pensée et d’expression, de l’émancipation de nos concitoyens, la proportionnelle constitue autant une vertu qu’un principe démocratiques.
L’application de la proportionnelle implique une réelle séparation des pouvoirs, l’un des enjeux forts de l’inévitable réforme de nos institutions. Il est aujourd’hui à déplorer l’inflation de lois non suivies d’effets, faute de décrets d’application (environ les deux-tiers), et la promulgation de lois de circonstances, votées dans la précipitation, sous la pression de l’opinion, par une majorité pléthorique qui n’exerce plus un nécessaire esprit critique – exemple de la loi sur les chiens dangereux.

L’introduction de la proportionnelle doit en même temps favoriser l’expression d’opinions argumentées et assurer la stabilité gouvernementale – il ne saurait être question de revenir à certaines pratiques de la IV° République. L’enjeu est de développer d’authentiques processus de dialogue et de médiation entre les pouvoirs, de construire une culture de la recherche du consensus le plus large possible sur les grands sujets de société. Il s’agit, pour reprendre une formule clef de Jean-Louis Bourlanges, de passer « d’une démocratie de confrontation à une démocratie de négociation ».

Défenseur d’une participation démocratique effective, le Nouveau Centre soutient le principe d’une part significative de proportionnelle dans les élections législatives, selon le schéma suivant : une moitié de députés élus au scrutin uninominal de circonscription et l’autre moitié à la proportionnelle au scrutin de liste régional.

Une telle réforme ne peut être opérée que dans le cadre d’une réforme globale des institutions, notamment de l’institution parlementaire, sur la base d’une réflexion relative au bicamérisme – séparation effective des pouvoirs ; nouvelle répartition des rôles de l’Assemblée nationale et du Sénat, avec une révision des principes d’élection des parlementaires ; limitation du droit de dissolution ; etc.
Si les Français sont très attachés à leurs députés, hommes et femmes de terrain qu’ils sollicitent pour de multiples raisons, souvent fort éloignés du rôle de législateur de leurs élus, ils connaissent beaucoup moins, voire pas du tout, les sénateurs de leur département et de leur région. Aussi s’avère t-il nécessaire, ce qui ne signifie nullement sa remise en cause, de reconfigurer le Parlement, pour une lisibilité, une transparence et une efficacité accrues de cette institution de première importance, dont le bon fonctionnement conditionne fortement la bonne santé de nos pratiques démocratiques et le renouveau de notre pays dans le contexte désormais inéluctable de la mondialisation.

p1100137Un travail collectif porté par Jacky RAYMOND, Adjoint au Maire de Nîmes, Président-Délégué au Projet de la Fédération du Gard.

Le Nouveau Centre a pour première ambition de « moderniser la vie politique » et affirme à cette fin, parmi quatre principes essentiels, celui de « développer la participation des citoyens ».

La configuration politique actuelle, fondée sur l’affrontement de deux camps, ne correspond plus aux bouleversements de la France du XXI° siècle et aux défis nouveaux, considérables, qui en résultent. S’il importe de constituer, pour l’efficacité de l’action publique, une majorité de rassemblement et de gouvernement, il n’en convient pas moins de favoriser – en dehors des seules périodes électorales – l’expression de nos concitoyens, de permettre l’émergence de sensibilités et opinions différentes chez des femmes et des hommes nombreux à partager des convictions communes sur les grands sujets de notre société : l’environnement et le développement durable, l’éducation et la recherche, le chômage et l’exclusion, la dette et les déficits publics, etc.

Dans cette perspective, le Nouveau Centre affiche sa volonté de rendre tout d’abord ses adhérents acteurs des choix et des orientations du parti, donc de promouvoir et mettre en œuvre des démarches de participation démocratique, de développer de nouvelles pratiques : une autre « gouvernance », combinée à une réforme des institutions ; la responsabilisation des partenaires sociaux ; la mise en œuvre de formes d’expression citoyenne qui libèrent la parole, en évitant le piège de la démocratie d’opinion ; la promotion de la société civile et la reconnaissance du monde associatif ; …et une mobilisation forte des militants pour un fonctionnement démocratique exemplaire à chaque niveau du mouvement, du local au national.
Réaliser ce dernier objectif, c’est donner la parole aux adhérents et organiser des échanges selon un double axe vertical – circulation ascendante et descendante de réflexions, de propositions – et horizontal – débats, à chaque niveau du parti, sur des problématiques propres à la société française ou relatives au positionnement de la France en Europe et dans le monde.

Les adhérents doivent, en premier lieu, pouvoir s’approprier les sujets d’actualité débattus au Parlement et présenter des analyses, formuler des propositions aux responsables nationaux du parti, aux députés et sénateurs du Nouveau Centre. Ils doivent, en deuxième lieu, pouvoir présenter des contributions sur tout sujet qu’ils considèrent majeurs, tant pour l’action publique du parti que pour l’évolution de son fonctionnement interne. Ils doivent, en troisième lieu, pouvoir se prononcer sur l’indispensable bilan annuel de l’action du parti, réalisé au regard des orientations validées en congrès – les huit orientations du premier document de présentation constituent le cadre de référence de l’action du Nouveau Centre et celui de sa régulation –, ce qui signifie, par exemple, s’interroger sur les avancées obtenues dans le cas de la participation du Nouveau Centre à une majorité gouvernementale, sur les propositions faites par le parti et les stratégies déployées pour les faire aboutir dans le cas d’une action dans l’opposition.
Le Nouveau Centre, héritier d’une longue histoire mais nouveau venu sur la scène politique, se veut un parti responsable et exemplaire.

Responsable parce que, dans le respect de ses engagements, il respecte les institutions et l’Etat, y compris quand il œuvre à la réforme desdites institutions, parce que, dans le respect de convictions partagées, il s’emploie à rendre ses adhérents et militants acteurs des choix et du fonctionnement de leur mouvement. L’exercice de la responsabilité individuelle comme de la responsabilité collective accroît corrélativement le degré de responsabilité du parti à ses différents échelons ; elle accroît aussi la cohérence de l’action politique, la lisibilité du positionnement du parti sur l’échiquier politique, tant français qu’européen, la cohésion de ses responsables et de l’ensemble de ses adhérents.

Exemplaire parce que, parti réformiste, il s’appuie, pour mener à bien les réformes nécessaires dans un grande démocratie du XXI° siècle, profondément enracinée au cœur de l’Europe, sur des valeurs, des visées et des principes d’action discutés collectivement et validés selon des processus démocratiques retenus par des adhérents acteurs de leur propre fonctionnement. Cette exemplarité, attendue par une immense majorité de nos concitoyens, lassés d’affrontements stériles, voire contreproductifs, pose le Nouveau Centre en parti de rassemblement – rassemblement d’idées, rassemblement de courants de pensée prenant appui sur des valeurs communes, rassemblement de femmes et d’hommes soucieux de défendre leurs convictions démocrates, sociales et européennes.

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