La déclaration de François Hollande relative à la « liberté de conscience » au congrès des maires de France est stupéfiante. Comment un Président de la République, garant du respect de la loi et de sa bonne application, peut-il reconnaître à des maires, eux-mêmes responsables de l’exécution des lois, cette « liberté de conscience » à celles et ceux d’entre eux qui refuseraient de célébrer le mariage entre homosexuel(le)s !

Le bon fonctionnement d’un Etat démocratique implique, entre autres composantes fondamentales, l’autorité de la loi. C’est l’une des caractéristiques majeures des Etats modernes, qui a engendré des règles et des modèles de comportements essentiels au « vivre ensemble ». Composer avec l’autorité de la loi, c’est peu ou prou affaiblir notre institution républicaine, en particulier sur un sujet de société de cette importance. Que ce soit le premier personnage de l’Etat qui s’engage dans un tel processus est très inquiétant.

Ou ce que d’aucuns considèrent être une « concession symbolique » constitue un aveu de faiblesse, préoccupant dans une société en perte de repères, qui a besoin de retrouver de solides références, ou il s’agit de l’aveu implicite d’un débat tronqué qui se solde par une mauvaise loi, de facto difficilement applicable. Dans les deux cas, une telle prise de position est grave car elle ouvre la porte à toutes les concessions et elle contribue à l’affaiblissement d’un principe républicain essentiel, celui de l’autorité de la loi.

Nîmes, le 21.11.2012

Jacky RAYMOND

DEBAT D’ORIENTATION BUDGETAIRE (D.O.B.) 2013

 

Conseil Municipal – Ville de Nîmes

Samedi 17 novembre 2012

 

Intervention de Jacky RAYMOND au nom du groupe Nouveau Centre

 

Monsieur le Sénateur-Maire, Cher(e)s collègues,

Permettez-moi, avant que je ne m’exprime, au nom du groupe Nouveau Centre, de souligner, Monsieur le Maire, le choix opéré en page de couverture du document d’orientation budgétaire 2013, car je crois à la force des images et des symboles. Après le choix de la photo de la maquette du groupe scolaire Henri Wallon pour le DOB 2012, c’est maintenant celui de la maquette du futur centre universitaire Hoche-Sernam. C’est un nouveau signe de l’attention particulière portée à la formation – après celle d’écoliers nîmois dans un secteur de l’éducation prioritaire, celle d’étudiants de Nîmes et de notre région, ce qui constitue une indéniable plus-value pour notre ville.

M’exprimant, de manière synthétique, au nom des élus du groupe Nouveau Centre de la Ville de Nîmes, je tiens à réaffirmer un certain nombre de principes éthiques qui doivent guider l’action des collectivités, comme celle de l’Etat, tout particulièrement en cette période de crise grave que nous traversons, dont le document se fait l’écho dans le chapitre II relatif aux « perspectives économiques et financières 2013 ».

Ces principes essentiels,  que j’ai déjà inventoriés l’an dernier, sont au nombre de trois :

– Le premier, c’est celui d’une gestion transparente. Et le débat d’aujourd’hui propose justement de permettre à nos concitoyens d’apprécier en toute connaissance de cause les arbitrages qui sont ceux de notre municipalité.

– Le deuxième, c’est celui d’une gestion prévoyante, qui se traduit à la fois par notre volonté à  ne pas dépenser plus que ne nous le permet notre capacité d’autofinancement et à lutter contre l’endettement et les déficits. Et c’est avec fierté que nous soutenons une politique qui a permis de réduire la dette d’environ 28% en onze ans – réduction de 80 M €, de 293 M € en 2001 à 213 M € en 2011.

– Enfin, le troisième et dernier principe de gestion que retient le groupe Nouveau Centre, c’est celui d’une gestion respectueuse de nos concitoyens et de leurs deniers, donc mesurée et maîtrisée. Cela fait onze ans, avec un renforcement progressif de la démarche, que les services de cette Ville ont mis en pratique des méthodes de management, de gestion, qui optimisent le service rendu à nos concitoyens, c’est-à-dire qui conjuguent efficacement des objectifs économiques et qualitatifs. Nous devons persévérer dans cette démarche et faire en sorte que l’investissement soit toujours préféré à la dépense de fonctionnement.

Transparence, prévoyance, respect, trois principes, que je pourrais qualifier de « vertueux », qui devraient toujours être au fondement de toute politique publique. Ces principes éthiques fondent les principes de gestion, exposés en introduction du chapitre V,  retenus pour l’exercice 2013 comme pour les précédents. Leur déclinaison permettra, comme il est écrit à la fin de ce propos liminaire du chapitre considéré, « de poursuivre l’action entreprise en matière d’investissement, montrant ainsi le dynamisme de la ville. » (page 15).

Grâce à cette politique menée avec opiniâtreté depuis 2001, nous avons l’opportunité de maintenir un niveau élevé d’investissement et de pouvoir aujourd’hui, dans le cadre de ce débat budgétaire, exprimer des choix clairs.

Les élu(e)s du groupe Nouveau Centre souhaitent souligner certaines priorités qui leur tiennent à cœur et qui trouvent leur traduction dans les orientations budgétaires soumises au débat ce matin. Pour une meilleure compréhension du propos, je distinguerai, suivant en cela la structure du document, les priorités relevant du fonctionnement de celles relevant de l’investissement.
En matière de fonctionnement, trois orientations s’inscrivent dans notre vision de la gestion municipale, au regard de nos valeurs, en particulier dans le contexte de crise que j’ai évoqué au début de mon intervention :

1. Le maintien des taux des trois impôts communaux des ménages, dans le respect des engagements pris – comme vous n’aurez pas manqué de le noter, Nîmes figure, dans l’ensemble des 40 plus grandes villes de France, parmi les 6 villes qui n’ont pas accru leur pression fiscale.

2. Le maintien des tarifs des services publics, alors qu’ils sont déjà exceptionnellement bas si on les compare à ceux d’autres collectivités, toutes sensibilités confondues – afin de ne pas allonger inconsidérément le propos, je ne retiendrai comme exemple que les tarifs de la restauration scolaire, dont nous avons unanimement voté le maintien lors de la séance du conseil municipal du X, et dont je rappelle les deux premiers, qui concernent près de la moitié des familles nîmoises dont les enfants déjeunent dans un restaurant scolaire : 0,47 € et 1,04 €. Et je n’évoque pas ici la gratuité de certaines activités comme les études ou les ateliers périscolaires municipaux.

Par ce choix, la Ville de Nîmes affirme son rôle social majeur, ce qui est particulièrement important en temps de crise.

3. La modernisation des services publics nîmois, au bénéfice des usagers, en particulier par la mise en œuvre de moyens modernes et diversifiés de paiement et par diverses actions de formation des personnels et de développement d’outils de gestion adaptés aux missions des services.

En matière d’investissement nous validons l’essentiel des orientations mais nous nous interrogeons sur l’une des dépenses d’équipement.

1. L’attention particulière accordée à l’éducation et aux écoles, constitue pour nous, centristes, une priorité absolue.

Car, l’école n’est pas seulement le lieu premier de la construction des apprentissages, c’est aussi celui de la socialisation, c’est-à-dire de celui de l’apprendre à vivre ensemble, c’est encore celui de l’action sociale, notamment au travers de l’aide aux familles. La question scolaire est donc pour nous au cœur de l’action publique pour préparer et fonder notre avenir.

Notre Municipalité témoigne de cette priorité par ses investissements majeurs, et d’une particulière qualité – Trop ai-je parfois entendu ! Nous ne partageons évidemment pas ce point de vue.

2. Le renforcement de la sécurité et de la prévention des risques – autre secteur stratégique de toute première importance.

Les élu(e)s centristes portent une attention forte à la question de la sécurité, fondement, avec l’éducation, du « vivre ensemble ». Nous sommes favorables à l’usage de technologies comme la vidéoprotection et la verbalisation électronique mais nous revendiquons une présence humaine accrue, le dialogue avec tous afin que chacun s’approprie sa ville et la respecte. Une mission aussi urgente et aussi capitale demande la mobilisation de tous, sur la base de valeurs et d’exigences partagées.

3. La poursuite de la politique d’aménagement et d’équipement du territoire communal, indispensable pour assurer un bien-être toujours accru des Nîmoises et des Nîmois, ce qu’illustrent les programmes de renouvellement urbain, de restructuration et d’aménagement de zones et d’espaces publics, les opérations de sécurisation de l’espace public et celles de rénovation, voire de structuration, de la voirie ; les actions de modernisation et de mise en valeur de nos monuments, de nos équipements culturels et sportifs.

4. Le développement économique, la base même de toute cité dynamique, où les habitants comme les acteurs économiques doivent se sentir bien, est au cœur de nos préoccupations, en particulier le centre-ville, dont nous entendons l’expression des difficultés et de la souffrance, qui doit bénéficier d’une attention forte et constante de notre municipalité. Nous, Centristes, prônons un développement économique qui passe par l’amélioration de notre cadre de vie, par une bonne accessibilité aux commerces et aux services, par une capacité d’accueil, j’oserai dire d’hospitalité. Il s’agit, en un mot, de rendre notre ville toujours plus attractive.

5. L’exigence de limitation de l’emprunt, l’une des conditions d’une gestion saine, le montant de l’emprunt devant rester à un niveau inférieur au montant du remboursement annuel des emprunts déjà contractés.

Il s’agit à la fois d’une exigence éthique et d’un devoir d’exemplarité à l’heure où nombre de collectivités locales sont montrés du doigt en la matière et où il s’avère indispensable de coopérer à l’effort national de réduction de la dette publique.

Mais nous nous interrogeons sur les conditions de financement d’une des opérations qui vous sont soumises : la création du musée de la Romanité.

Nous sommes de fervents partisans du développement culturel, de manière générale et plus particulièrement à Nîmes, parce que c’est l’un des facteurs majeurs de la formation et de l’épanouissement des individus. Et, à ce titre comme à celui de la valorisation de notre patrimoine exceptionnel, nous avons voté en faveur de cette création, y compris sur le choix du projet architectural et sur l’équipe de maîtrise d’œuvre. De même que nous soutenons les projets culturels proposés pour l’exercice 2013 (page 35).

S’il faut lancer cette opération, qui correspond à l’un des engagements majeurs du mandat, nous tenons à exprimer des inquiétudes sur son plan de financement :

* Nous prenons acte de l’engagement du Conseil régional Languedoc-Roussillon, qui a voté une participation de 10 M € et qui, à en croire son Président, serait prêt à faire un effort supplémentaire compte tenu de la particulière qualité de ce projet.

Nous dénonçons le refus du Conseil Général du Gard de participer à cette réalisation d’envergure, qui outre les effets positifs pour la ville, ne manquera pas d’en avoir aussi d’importants pour le département, notamment en termes d’image comme de retombées culturelles, touristiques, économiques. La position du Conseil Général est à vrai dire incompréhensible.

* Le lancement de cette opération intervient à un moment défavorable au plan national si j’en juge par les déclarations fracassantes de Madame Filippetti, Ministre de la Culture, qui a stoppé divers grands chantiers à l’échelle nationale (exemples du centre national de la musique, de la cinémathèque de la danse ou encore de Lascaux 4) et elle a annulé plus d’un milliard de dépenses, le budget de la culture faisant par ailleurs l’objet de coupes budgétaires.

Aussi comptons-nous sur vous, chers collègues de la majorité présidentielle, vous qui avez voté le principe de la création du musée de la Romanité en Conseil municipal, vous qui avez également voté une enveloppe de 10 M € au Conseil régional, pour faire comprendre à vos amis socialistes l’ambition et des enjeux de ce projet, pour faire pression sur eux afin d’obtenir des aides significatives de l’Etat.

Dans ce contexte difficile, les élu(e)s du Nouveau Centre prônent un étalement des financements qui permettent, dans le temps de la réalisation du musée de la Romanité, la mise en œuvre d’autres grandes opérations d’équipement, par exemple un Palais des Congrès, équipement indispensable pour un meilleur développement économique de la ville.

Je veux souligner, pour clore mon propos, que le groupe Nouveau Centre approuve les orientations budgétaires de la Ville de Nîmes,mais qu’il ne peut manquer de souligner avec force le contexte difficile de création du Musée de la Romanité, mais sur lesquels, chers collègues, je suis persuadé que nous travaillerons tous ensemble dans un esprit consensuel.

Je vous remercie de votre attention.

Je suis heureux d’avoir participé ce matin à la refondation de l’union des familles du centre-droit dans le Gard. Il y a une attente forte chez nos concitoyens de voir les familles libérales, démocrates-chrétiennes, radicales, et réformistes se rassembler à nouveau pour peser dans le paysage politique français.

Avec le Parti Radical représenté par Bruno DORTHE, la Force Européenne Démocrate représentée par Ludovic BOUIX, l’Alliance Centriste par Samuel SERRE, la Gauche Moderne par Deny JEAN, et le Nouveau Centre, vous constatez une force jeune et moderne, pleine de dynamisme et qui se nourrit de ses points forts sur tout le territoire.
Dans le Gard, l’UDI peut d’ores et déjà compter sur trois conseillers généraux: Joëlle MURRE du canton de la Vistrenque, Gérard ROUX du canton d’Alès Sud-Est, et Thierry PROCIDA, du canton de Nîmes II. L’adhésion de Joëlle MURRE à l’UDI est un signe fort de la dynamique de rassemblement qui est en train de naître.
On le ressent bien sur le terrain, car après seulement quelques semaines d’existence, puisque notre congrès fondateur a eu lieu le 21 octobre, l’UDI obtient déjà 44% d’opinion favorables. Le parrainage de Valéry GISCARD D’ESTAING et de Simone VEIL a été un acte très fort auquel nos concitoyens ont été particulièrement sensibles.Les français sont en attente d’une opposition responsable, ouverte, et qui soit force de proposition.
Sur le rapport Gallois par exemple, nous n’avons pas voulu faire de procès d’intention… et nous avons eu raison, car cela a été une bonne surprise de constater que François Hollande prenait ce « virage à reculons » sur la TVA. C’est une décision raisonnable, et comment dire autre chose puisque c’est ce que nous préconisions. Il faut cesser la mauvaise foi en politique, les français n’ont plus de temps à perdre avec des chicaïas, et quand on voit le gouvernement supprimer l’augmentation de la TVA instaurée par la précédente majorité en juillet pour en créer une autre quelques mois après, on peut se demander avec quel sérieux on prend les décisions dans ce pays.
Nous allons incarner des valeurs qui placent en tête la responsabilité de l’individu face à la collectivité, notamment en matière de sécurité, des valeurs qui exigent aussi de la responsabilité et du sérieux de la part des élus à l’égard de leurs administrés dans la gestion des finances publiques; de la responsabilité à l’égard des générations futures, que ce soit au niveau de la dette publique, mais aussi et surtout à l’égard du développement durable, qui plus que jamais ne doit pas être le fait d’un parti.
A l’égard de nos partenariats, la situation est claire, nous nous trouvons naturellement dans une alliance avec nos partenaires de l’UMP quel que soit le vainqueur du scrutin du 19 novembre. Etre centriste, ça ne veut pas dire vouloir agir seul; je dirais même bien au contraire. Et ce d’autant plus dans la bi-polarisation dans laquelle nous entrainent les institutions de la Vème République. Si nous voulons faire gagner nos idées, nous ne pourrons le faire que dans le camp le plus résolumment réformiste, et je ne considère pas que ce camp là puisse se situer au Parti Socialiste. Mais bi-polarisation ne veut pas dire bi-partisme et on voit bien que les français ont horreur de l’uniformité.
C’est ce qui me donne beaucoup d’optimisme pour l’avenir de notre formation
Yvan LACHAUD

Chers amis,
 
Dans le cadre du congrès du Nouveau Centre qui aura lieu samedi, les adhérents à jour de cotisation sont invités à se prononcer par voie électronique sur le choix d’une des trois motions présentées lors de ce congrès.
 
Vous trouverez SUR CE LIEN  http://www.nouveaucentre.fr/page/dossier-special-congres-du-25022012, toutes les démarches à faire pour prendre connaissance de ces motions et voter en ligne, muni du courrier qui vous a été adressé comportant votre identifiant de vote et votre code confidentiel.
 
Si vous avez des difficultés quelles qu’elles soient pour voter, n’hésitez pas à nous contacter à la permanence 04 66 02 11 50, afin que nous pussions vous apporter un support technique.
 
Il est important de voter et de participer à ce congrès, pour notre fédération, et pour le Nouveau Centre.
 

N’en déplaise à certains, Yvan LACHAUD, Président du groupe Nouveau Centre à l’Assemblée nationale, et, à ce titre, acteur majeur dela Majoritéprésidentielle, a été investi non seulement par l’Alliance, composée notamment du Nouveau Centre et du Parti Radical, mais aussi par l’UMP.

 C’est aussi le cas des trois autres députés de la majorité présidentielle que compte le département.

 La 5ème et la 6ème circonscriptions ne sont pas dans ce cas. Il est donc normal que les deux composantes de la majorité présidentielle discutent sur le choix d’un candidat commun.

 Sur la 6ème circonscription, l’Alliance a investi Thierry PROCIDA, élu de terrain, Conseiller général du 2nd canton de Nîmes. L’UMP a fait un autre choix. Les instances nationales en discuteront et trancheront ; l’important étant qu’un accord soit conclu, et que, d’ici là, la campagne se passe dans le respect de chacun. Que je sache, tel est le cas.

 Que certaines personnalités de l’UMP nîmoise, qui ont un goût exacerbé pour la polémique, préfèrent  soutenir des candidatures fantasques dont l’objectif final demeure incompréhensible, est regrettable. Ce faisant, ils se marginalisent en s’écartant d’une ligne politique cohérente et porteuse pour l’avenir de notre territoire et de notre pays.

 Cela n’empêchera cependant en rien l’expression de la diversité au sein de la majorité présidentielle comme le souhaite l’ensemble de ses principaux responsables.

                                            Jacky RAYMOND 

Président délégué du Nouveau Centre Gard

Plusieurs rendez-vous à ne pas manquer:

– Mercredi 25 janvier à 19h, à  Bagnols, les voeux de la section Nouveau Centre de Bagnols Pont, présentés par Claude ROUX et Pierre ROBINSON à la salle Mallet, autour de la Galette des Rois.

Après le succès des deux premiers débats organisés par les Jeunes Centristes du Gard sur le droit de grève et la 6ème République, ils organisent, le 1er février, 19h, à la brasserie des 3 Maures, à Nîmes, un débat en présence d’Hélène ALLIEZ-YANNICOPOULOS (NC) et de Béatrice LECCIA (EELV) sur le thème, « l’écologie a-t-elle une couleur politique? »

Comble, la grande salle de l’Hôtel Holiday Inn. Combles aussi la coursive et le Hall de l’accueil. Ils étaient en effet au moins 1500 personnes, difficiles de faire le compte dans ces conditions. Une affluence sans doute record pour l’édition 2012 des voeux d’Yvan LACHAUD.

En cette année électorale, le premier rendez-vous du député gardois a été un franc succès. Non seulement populaire, mais aussi, pour les animations proposées.

C’est en effet la troupe de Catherine SERRANO et Inas da Cuenca, alors que le festival de flamenco bat son plein à la Cité des Antonins, qui a ouvert les festivités, par des danses flamenca très appréciée du public.

Suivie peu après de l’excellente prestation de l’Ensemble Polyphonique de Garons, qui comme il y a trois ans, est venu interpréter le registre des grands airs d’Opéra, mais aussi, entonner La Marseillaise, l’hymne à la joie, et la Coupo Santo au terme des prises de paroles du député.

Prise de parole au cours de laquelle Yvan LACHAUD a rendu hommage à la mémoire de Jean Yannicopoulos, de son ami, Joseph Prat, mais aussi du journaliste Christophe Donnet, disparu la veille. Impossible également, pour le Président de groupe à l’Assemblée, de ne pas évoquer l’attentat subi par les soldats français en Afghanistant, auquel, il se devait de rendre hommage.

Entouré par l’ensemble des maires de la Vistrenque, mais aussi, par le maire de Jonquières St Vincent, par Richard TIBERINO qui représentait le Sénateur-Maire de Nîmes, par Mireille CELLIER, ancienne maire de Beaucaire, par Aimé BARACHINI, 1er adjoint de Fourques, il a par la suite insisté sur l’esprit qui l’anime depuis qu’il a été investi de ces nouvelles fonctions, et qui lui permettent « de faire porter au plus haut niveau, la voix du terrain, la voix du sud, la voix du bon sens ».

Vous pouvez retrouver l’intégralité de son discours, ci-dessous.

Enfin, comme chaque année, Yvan LACHAUD a tenu à décerner la médaille de l’Assemblée nationale à des personnalités gardoises particulièrement méritantes. Cette année les récipiendaires étaient:

Guy Bergenti, Président des Restau du Coeur du Gard, félicité par Hélène Alliez-Yannicopoulos.

Franck-Lin Dalle, jeune propriétaire du domaine Campuget, et particulièrement mobilisé sur le dossier d’indemnisation de ses collègues arboriculteurs victimes de la Sharka.

François Gonnet, artiste peintre, enseignante, et mère de famille engagée pour les plus démunis.

Christophe Geraldes, apprenti boulanger, lauréat du concours national des apprentis, accompagné par son maître de stage Noël Croxatte, artisan boulanger à Milhaud.

Denis Volpilière, ancien président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Nîmes, et entrepreneur nîmois.

La soirée s’est ensuite terminée autour d’un verre et d’un apéritif animé par Alain Rattier et son « quartet idéal ».

Merci à tous d’être venus aussi nombreux!

Retrouvez l’intégralité de son discours ICI.

Mes chers compatriotes,

Merci à tous d’être venus aussi nombreux et de m’avoir rejoint en ce beau dimanche de novembre au milieu de ces paysages que j’aime tant : le bocage de la terre normande, les courbes élancées du pont de Normandie, les fières cheminées des usines du Havre, et cette magnifique lumière de l’estuaire de la Seine, autant de symboles d’une France des terroirs, innovante, industrieuse et conquérante, la France que nous aimons, et surtout la France que nous voulons.

Je vous ai réunis aujourd’hui, au cœur de ma Normandie natale, pour vous faire part de ma décision d’être candidat à la Présidence de la République.

Certains jugeront cet engagement audacieux. Et il est audacieux.

C’est vrai, je ne suis pas un héritier. Pour moi, fils d’un maçon devenu ensuite petit patron de PME, chaque étape de ma vie, de la petite école de mon village à une grande école de la République, de maire à député, de député à ministre, a été une construction personnelle et républicaine, un combat contre ceux qui pensent que le pouvoir leur est naturellement réservé et pour ceux qui pensent que la République leur est interdite. Mais heureusement, en politique ceux qui vous élisent, ceux qui vous choisissent pour les représenter, ce ne sont pas les puissants, ce ne sont pas les grands medias, ce ne sont pas les instituts de sondage, non le seul qui décide, c’est le peuple, c’est vous. Oui, un homme, une voix. C’est cela la démocratie.

La leçon de toutes les élections passées, c’est aussi que les Français ne veulent pas qu’on décide à leur place et qu’on leur vole leur élection présidentielle. Ils veulent que leur vote ait un sens, qu’il pèse vraiment sur l’avenir de leur pays, et ils ont raison.

La situation économique est grave, l’euro est sous assistance respiratoire, le crédit de la France auprès des agences de notation est menacé. Et alors ? Cela justifie-t-il de contingenter les candidatures ? Cela justifie-t-il de réduire leur expression ?

Au contraire. C’est justement parce qu’un monde nouveau apparaît ; c’est justement parce que la France est sur la ligne de crête de son destin, parce que je ne vois chez mes concurrents déclarés aucune idée qui permettrait à la France de relever le défi de ce monde en construction, oui, c’est aussi pour cela que je suis candidat : porter des idées nouvelles.

En cet instant, j’ai une pensée pour mes deux grands-pères paysans, tous deux devenus maires de leur village, tout près d’ici, des hommes de cœur et de bien, imprégnés de l’exemple de Pierre Mendes France, élu non loin d’ici à Louviers.

Comme eux, comme lui, je suis guidé par le souci de la vérité, l’intégrité, la droiture, la volonté d’atteindre les objectifs que l’on s’est fixés, le dépassement de soi et l’engagement total au service des autres pour une politique juste.

Le monde a changé mais ces valeurs demeurent et c’est pourquoi je souhaite que ma candidature soit une candidature de vérité, une candidature de modernité, de progrès et une candidature d’égalité.

Une candidature de vérité

La vérité nous vous la devons parce que la France est notre bien commun et parce que rien de solide ne pourra se construire sur le mensonge et la dissimulation.
Oui, la vérité nous vous la devons même si elle est difficile à entendre. « Tout dire pour tout guérir », écrivait Zola.
Vérité sur nos comptes publics car la situation actuelle est lourde de menaces pour nos acquis sociaux, pour nos services publics, pour l’avenir de nos enfants. Si nous ne sommes pas courageux aujourd’hui, ce sont eux qui devront payer demain. Mais dans quels chemins s’engager ? L’augmentation des impôts ? Sans doute mais pas seulement. Nous avons déjà les impôts les plus élevés d’Europe. La diminution des dépenses publiques ? Il existe des marges de manœuvre, c’est vrai, mais il y a aussi des limites : les services publics ont déserté les campagnes et les banlieues, le redressement de notre justice, le redressement de notre école, la lutte contre la délinquance sont des impératifs. On le voit bien, les solutions anciennes ont vécu.

Moi, je vous propose une troisième voie.
Elle a un nom : les 37 heures de travail hebdomadaires dans le privé comme dans le public. Elle aura un impact concret et rapide : l’amélioration de notre croissance, la réduction immédiate de nos déficits. Je le sais, je demande à chacune et chacun d’entre vous un effort. Mais cet effort, je suis sûr que les Français sont prêts à l’accepter, pour leur pays comme pour leurs enfants, et à la condition que cet effort soit partagé par tous, public comme privé, et que l’Etat et les hommes politiques soient exemplaires.
Vérité sur nos comptes publics, vérité aussi sur notre économie car l’affaiblissement de notre appareil de production, la fermeture de nos usines, l’accroissement de nos déficits commerciaux avec presque tous les pays d’Europe, c’est un poison mortel. La France est en train d’être bradée, soldée à des fonds d’investissement étrangers, comme un héritage qu’on est en train de liquider pièce par pièce.
Vérité enfin sur notre République et notre Démocratie. Face aux difficultés que traverse la France, notre République n’a d’autre choix que d’être exemplaire. Or, elle ne l’est pas, et vous le savez bien, et c’est pour moi un vrai motif de colère.

Le cumul des mandats, les conflits d’intérêts entre public et privé, ces pratiques doivent cesser. Et plus encore je propose que tout élu, condamné pour un délit politico financier, devienne inéligible à vie.
Si je veux mener une campagne de vérité, ce n’est pas pour accentuer encore l’angoisse de nos concitoyens. Au contraire. Je veux dire la vérité aux Français parce que sans eux rien ne sera possible. Ils sont de très loin notre capital le plus précieux et c’est sur eux que je veux investir.

C’est ça la véritable modernité, celle que je veux porter à travers cette élection. Faire confiance. Compter sur la responsabilité de ses compatriotes. Stimuler leur énergie.
Nous possédons des trésors de modernisation, de participation et d’innovations au cœur de la moindre parcelle de notre territoire : nos millions de bénévoles, nos centaines de milliers d’associations sportives, culturelles, professionnelles ou caritatives, nos élus locaux bien sûr, mais aussi tous les Français qui prennent des responsabilités dans une organisation professionnelle, aux prud’hommes, ou dans un syndicat, et j’en oublie. Ils existent, ils sont là, ils travaillent mais leur expérience, leur générosité, leurs idées ne sont pas reconnues comme elles devraient l’être.
Je pourrais citer des dizaines d’exemples, recueillis au cours de mon tour de France, de ces formidables capacités d’initiatives et de modernisation.
Je pense à cette association qui permet à des personnes handicapées et des étudiants de partager un projet de vie au sein d’appartements communautaires changeant radicalement le rapport au handicap.
Je pense à ces patrons de PME qui avec leurs salariés, les respectant, inventent de nouvelles organisations du travail pour affronter la crise et éviter des licenciements.
Je pense à ces agriculteurs qui se regroupent pour mettre sur pieds des filières courtes de distribution pour continuer à vivre dignement du métier qu’ils aiment.
Je pense à cette institutrice du sud -ouest qui a développé un nouveau logiciel pour faciliter les tâches quotidiennes de ses collègues.
Tous ces Français, ce sont eux qui m’ont décidé à être candidat, ce sont eux qui ont inspiré mon projet, c’est à eux que je pense quand je vous présente ma France de demain.
Certains de mes concurrents pensent qu’ils n’ont pas besoin des Français pour sortir notre pays du déclin. Les uns parce qu’ils pensent que l’autorité d’un chef suffit. Les autres parce qu’ils pensent que l’Etat peut tout régler. L’homme providentiel d’un côté, l’Etat-Providence de l’autre.
Des idéologies des siècles passés comme solutions aux problèmes du siècle présent. Des solutions verticales dans un monde devenu horizontal, où le réseau, la communauté, la participation autour d’une ambition commune sont les clés de la transformation et d’une croissance durable. .
Je crois au plus profond de moi-même que c’est une nouvelle société qu’il nous faut inventer, un nouveau chapitre de notre pays qu’il faut ouvrir au lieu de relire sans cesse le précédent.
Oui compter sur la société, faire des Français les acteurs d’un pays en renouveau et non les spectateurs d’un monde en transformation, faire tout simplement des Français des associés de la réussite de leur pays.
Je serai le candidat qui refuse de laisser l’individu en tête à tête avec l’Etat, le candidat qui fait confiance aux corps intermédiaires, le candidat qui donne plus de pouvoir à toutes les forces vives de notre Nation. Voilà une idée neuve.

Candidat de la vérité, de la modernité, je veux être aussi le candidat de l’égalité et de la justice sociale.

La société est dure, l’exigence de performance et de productivité est permanente, la globalisation voit émerger des compétiteurs aux forces gigantesques. Des centaines de millions d’êtres humains accèdent enfin à la dignité et revendiquent – et qui peut les en blâmer ?- – d’être les acteurs d’une construction mondiale nouvelle où l’Europe et les Etats-Unis ne sont plus les maîtres du monde. C’est ce défi auquel sont confrontées la France et l’Europe.

De cette terre de Normandie, j’en appelle à la résistance, résistance contre le conformisme, le fatalisme, le pessimisme. Ici, un matin du printemps 44, la France retrouvait son honneur et sa liberté. Un pays sali, humilié, violé, mais un pays qui a su à force de travail et d’intelligence devenir une trentaine d’années plus tard la 3e puissance économique du monde. Ce que la France a su faire hier, elle peut le faire demain avec ses hommes, du courage et des idées nouvelles.

C’est ce message d’espoir que je veux aussi porter à travers ma candidature, car si je sais les inquiétudes des Français, j’entends aussi toutes celles et tous ceux qui vident la France de son énergie, les marchands de pessimisme, les producteurs de haines, les candidats des peurs.
Peur de l’étranger, peur de l’autre, peur du risque, paniques d’un hiver sans lumière et d’un soleil sans visage, comme les personnages de Ramuz. Démondialisation comme déclin, comme déroute, comme démission.
Les civilisations sont mortelles, mais celles qui ont refusé l’échange, la compétition, celles qui se sont repliées sur elles-mêmes, le sont encore plus que les autres.
J’entends bien les inquiétudes de nos compatriotes au sujet du multiculturalisme, et plus largement de l’ouverture de nos frontières aux hommes, aux biens, aux services.
Que va devenir mon emploi ? Que vont devenir mes enfants ? Que va devenir ma culture ? Je partage avec eux cette même inquiétude. Ce sont de vraies questions et elles méritent non seulement le respect mais surtout des réponses nouvelles.
Mais je vous le dis, il existe un chemin entre l’idéalisme béat et le repli sur soi. D’un côté le respect intangible de nos principes républicains et une main de fer pour qu’ils soient appliqués, et nous faisons parfois preuve de faiblesse, de l’autre l’affirmation de la diversité comme atout. D’un côté, le libre échange des biens et services, de l’autre non pas la démondialisation qui n’est qu’une logique stérile et sans issue, mais ce que j’appelle la remondialisation, en un mot bâtir une nouvelle mondialisation dans laquelle la France a toute sa place, intégrant la réciprocité dans l’ouverture des marchés, la taxation des mouvements de capitaux, l’interdiction du travail des enfants, le respect du patrimoine écologique mondial.
Je veux porter l’idée que la France peut réussir dans la globalisation et notamment parce qu’une partie des problèmes viennent de nous-mêmes et non pas des autres. Je le répète, de nous-mêmes et non pas des autres.

Ces problèmes, nous ne pourrons les régler que dans la justice et l’équité. Ce n’est pas le cas aujourd’hui, et si je pense évidemment aux plus démunis de nos compatriotes, je pense aussi à tous ces Français des classes moyennes négligés par les politiques.
Ces Français qui ont pour seul tort de n’être ni très riches ni très pauvres ; ces Français dont on pense toujours qu’ils n’ont pas de problèmes parce qu’ils n’en posent pas ; ces Français qui paient leurs impôts sans rien dire alors qu’ils sont toujours les premières victimes de ces hausses d’impôt ; ces Français qui sacrifient tout pour leurs enfants alors que la hausse des prix des logements les poussent toujours plus loin des grandes villes, de leur travail et des services publics ; ces Français qui croient encore dans les valeurs du mérite et du travail alors que leur pouvoir d’achat n’a cessé de reculer ; ces Français qui ne pensent pas toujours que les droits sont pour eux et les devoirs pour le voisin. Moi je voudrais réparer l’injustice qui est faite à ces Français des classes moyennes depuis des années et leur dire que si je suis élu l’expression de justice sociale et donc de solidarité nationale s’appliquera aussi à eux.
A tous ces Français, je leur dis que je serai leur candidat, le candidat de l’égalité, pas l’égalité que proposent les socialistes qui n’est qu’un assistanat permanent, pas non plus l’égalité d’une partie de la droite où, grâce aux niches fiscales, les très riches en viennent à payer moins d’impôt que les classes moyennes.

L’égalité est devenue une idée lointaine. Je veux lui redonner un visage : égalité des droits et des devoirs, égalité devant les institutions, égalité devant les règles. En un mot, égalité républicaine. 

Vérité, modernité, égalité : ces valeurs doivent inspirer toutes nos batailles à venir pour l’école, pour la santé, pour l’entreprise, pour l’Europe.

L’école parce que c’est l’essentiel qui s’y déroule et qu’aujourd’hui notre système éducatif est en panne de solutions pour ces 150 000 jeunes qui arrivent en 6e chaque année sans savoir lire, écrire et compter. C’est une honte nationale, c’est un scandale. L’école a besoin d’enseignants, c’est pourquoi il faut arrêter les suppressions de postes, mais elle a aussi besoin d’un fonctionnement nouveau, et notamment de plus d’autonomie, exactement comme nous avons su le faire pour nos universités. A partir d’un socle national, à chaque école ses rythmes scolaires, à chaque école son projet, à chaque école les moyens humains et matériels pour mener à bien ce projet en fonction de son public scolaire. Et à la fin, des résultats que l’on évalue, pour corriger ce qui ne va pas et amplifier ce qui va bien. En bref, redonner de l’ambition à notre école.

La santé. Nos pères et nos grands-pères se sont battus pour elle. Et aujourd’hui, son acquis, son excellence sont en danger. Réunissons dans des Etats généraux ceux qui savent pour que nos campagnes ne manquent pas de médecins, que nos hôpitaux ne manquent pas d’infirmières et que tous les Français puissent se soigner.

L’entreprise est notre troisième priorité parce qu’il faut faire de nos PME le principal outil de la croissance et de la reconquête de nos parts de marché. Pour les PME, je veux que le gouvernement apporte des solutions, et non pas des problèmes, comme c’est le cas depuis si longtemps. Les PME, ce sont les emplois, les énergies, les richesses et ce sont toujours elles qu’on matraque. Je veux qu’on les respecte et que l’on arrête de changer les règles tous les jours. Je vous propose un principe simple : les lois et les règles ne peuvent changer plus d’une fois au cours d’un quinquennat.
Je veux aussi définir avec les partenaires sociaux le cadre d’un contrat de travail unique, protecteur des personnes mais protecteur aussi de l’initiative et de l’entreprenariat pour améliorer l’emploi. A force de rigidifier le droit du travail on a précarisé les Français : 80% des embauches sont des CDD de moins d’un mois.
Aujourd’hui moins de 8% de la population active adhère à un syndicat. Je veux que la majorité de la population active y adhère car c’est avec les syndicats que je veux reconstruire le rapport au travail dans ce monde nouveau.
L’Europe enfin, parce qu’elle reste notre destin commun. Je ne renonce pas à notre souveraineté nationale, mais je dis qu’elle passe nécessairement par une Europe forte.
Faute d’avoir accepté une Europe politique, faute d’avoir chaque fois retardé l’échéance d’un gouvernement européen, d’autres ont pris le pouvoir, les technocrates d’abord et surtout, les financiers. Cette fois l’Europe ne peut plus ruser avec la Raison. Face à un impératif de survie, elle n’a plus d’autres choix que de devenir une Europe politique et donc une Europe fédérale.
A quelques-uns, autour du couple franco-allemand, et certainement pas à 27, mettons en commun la politique économique et fiscale, le climat, l’énergie, tout ce qui fera de nous non seulement une puissance mais aussi un modèle. Gardons nos pouvoirs régaliens, notre défense et notre diplomatie.

Comment réussir ce pari du renouveau ? Je vous propose de laisser tomber ce qui a échoué et d’essayer des idées neuves.

Cessons de coller des rustines sur un système qui prend l’eau, cessons d’appliquer des idées qui relèvent toutes d’une culture connue. Oui, mettons au pouvoir des idées neuves.

On me dit qu’en matière d’emploi tout a été tenté, mais a-t-on essayé, la tva emploi permettant la baisse massive des cotisations sociales, ce qui apportera pouvoir d’achat et compétitivité ? Voilà une idée neuve.

On me dit que les droits des femmes ne sont pas respectés, mais a-t-on essayé d’imposer l’égalité salariale entre les hommes et les femmes dans l’entreprise sous peine de sanctions financières ? Voilà une idée neuve.

On me dit que l’école ne marche plus, mais a-t-on essayé d’alléger les programmes et d’allonger l’année scolaire, de faire le Français et les maths le matin et les activités culturelles, artistiques et sportives l’après-midi ? Voilà une idée neuve.

Mes chers compatriotes,

Je suis entré en politique parce que j’aime aller à la rencontre des Français, les écouter, comprendre leurs problèmes et faciliter leurs projets.

Je suis entré en politique parce que je crois que la somme des intérêts particuliers ne forge pas l’intérêt général.

Je suis entré en politique parce que j’aime mon pays, que j’aime le servir et parce que je crois tout simplement que grâce à la politique demain peut être plus beau qu’aujourd’hui.

Je suis entré en politique aussi parce que j’ai des valeurs, l’amour de la liberté, la haine de l’injustice, et aussi une immense espérance, une Europe fédérale, facteur de prospérité pour notre pays.

Ce sont les mêmes raisons, hier comme aujourd’hui, qui me poussent à être candidat à l’élection présidentielle, à solliciter vos suffrages, et vous mes amis à solliciter votre soutien.

Je pars dans cette campagne sans richesses autres que celles que vous m’apporterez et avec ma détermination sans failles à porter vos valeurs et incarner vos espérances.

Tous ici ce matin, nous savons qu’une autre France est possible, une autre Europe est possible, une autre République est possible. Voici l’exaltant et formidable défi que je vous propose de relever ensemble : donner à nos enfants et à notre jeunesse l’espoir d’une France debout, redonner à tous nos compatriotes la fierté d’être français et pour cela, donner à la France des idées neuves le soir du 6 mai 2012.

« En annonçant sa candidature ce matin en Normandie, Hervé MORIN réalise une démarche personnelle courageuse, avec la volonté de porter les idées centristes au cœur du débat politique de cette élection présidentielle.

Je ne peux que saluer sa détermination qui fait de lui le premier candidat de la majorité présidentielle à se déclarer officiellement. Au congrès du mois de février, les militants du Nouveau Centre seront amenés à se prononcer sur cette candidature.

Hervé MORIN a toutes les qualités d’un leader. Il l’a démontré en tant que ministre de la Défense, où il a mené une réforme importante qui a permis à l’armée d’économiser 1,5 milliards d’euros sur son fonctionnement.

Je veux aussi insister sur les qualités morales d’un ami dont les valeurs et l’engagement se situent clairement dans la Majorité présidentielle.

Hervé MORIN grâce à sons sens aigu de la démocratie, a, depuis 2007, dirigé le parti dans un véritable esprit collégial.

En conséquence, si nous ne sommes pas tous d’accord sur la stratégie à mener, nous sommes en revanche tous d’accord sur les deux objectifs à atteindre: faire en sorte que la droite et le centre conservent la majorité présidentielle, et faire en sorte que nos idées pèsent davantage au sein de celle-ci.

Je fais confiance à Hervé MORIN pour faire les meilleurs choix pour le centre et la majorité présidentielle dans les mois à venir. »

Les 600 conseillers nationaux du Nouveau Centre s’étaient donnés rendez-vous dimanche 20 novembre pour valider le projet national du Nouveau Centre pour 2012. Fruit du travail de plus d’un an mené par Jean-Marie CAVADA et Philippe VIGIER, le projet centriste compile les propositions formulées au cours de la douzaine de conventions nationales et des dizaines de conventions départementales sur de nombreux thèmes. Il en ressort un document réellement participatif au sein duquel les militants du Nouveau Centre peuvent se retrouver pleinement.

Ce conseil national a également été marqué par les interventions de la plupart des leaders centristes, mais a débuté, par le diagnostic sans concession de Dominique REYNIE, sur les attentes des français.

Charles de Courson a ensuite posé le cadre budgétaire de ce projet, indiquant « qu’il ne serait pas venu, si ce projet n’avait pas été chiffré », et que, « de quelque bord que l’on soit, on se doit de gérer de manière sérieuse la nation. C’est le principe de la règle d’or. » Ce projet s’inscrit donc dans la perspective de trouver les 63 milliards d’€ annuels qui manquent au budget de l’Etat pour ne pas être en déficit de fonctionnement. Si l’on ne devait jouer que sur les dépenses, cela impliquerait une baisse de budget de fonctionnement de l’Etat de 17%, ce qui relève de l’impossible. Pour le député de la Marne, il faudra donc « gagner 28 milliards d’€ sur les niches fiscales » ce qui ne lui semble pas être un « challenge immense », surtout au regard des enjeux: « si l’on arrive pas à gérer nos finances publiques, un régime autoritaire risque de prendre la place de la démocratie. » Au delà du rabot sur les niches fiscales, Charles de Courson préconise la mise en place d’un « bouclier emploi » basé sur une augmentation de la TVA pour améliorer notre compétitivité en diminuant les charges sociales qui sont assises pour les trois quarts des 440 milliards d’€ qu’elles représentent sur le travail… La TVA Emploi, permettrait avec une hausse de 4% du taux de TVA de faire rentrer 35 milliards dans les caisses et de faire baisser le coût du travail en France de 5,40%. « Aujourd’hui, les centristes sont les seuls à défendre aussi clairement cet engagement pour l’adaptation de notre financement social vers la consommation plutôt que la production. »

Catherine MORIN DESSAILLY, Sénatrice, et Jérémy COSTE, Président des Jeunes Centristes ont pour leur part fait valoir que la première force de notre nation devait être l’éducation. Pour la Sénatrice, il faut sortir de la vision « uniquement comptable de l’éducation », il ne faut ni du toujours moins, ni du toujours plus, mais repenser globalement l’école, sur l’autonomie et le modèle de ses établissements, sur ses rythmes scolaires, et aussi sur son modèle de formation.

Avec l’éducation, la sécurité est aussi une grande préoccupation des français. C’est le message délivré par Yvan LACHAUD  . Il a invité ses collègues centristes à se saisir de cette question pour qu’avec notre sensibilité humaniste nous apportions des réponses concrètes et efficaces au problème posé par la délinquance quotidienne que vivent nos concitoyens et les exaspèrent.

Sophie Auconie, députée européenne, et présidente de Femmes au Centre, a pour sa part décliné la priorité qui doit être donnée à l’Europe fédérale. Une europe capable de mettre en place un gouvernement économique, une politique industrielle, énergétique, qui permettront aux européens de mieux défendre leurs valeurs et leur modèle de société.

Et Rudy Salles de sur-enchérir, « si on a une crise, ce n’est pas parce qu’il y a trop d’Europe, mais pas assez. L’Allemagne pense sérieusement au fédéralisme… » quelle réponse allons nous lui donner? Pour le député des Alpes-Maritimes, en tout cas, c’est clair: « Je préfère laisser un peu de souveraineté à l’Europe que de devenir un satellite de la Chine! »… et Jean-Marie CAVADA d’ajouter: « avec le montant de notre dette, notre souveraineté, elle est dans la salle des marchés! »

Jean DIONIS, député-maire d’Agen, à l’origine d’une baisse des charges pour les agriculteurs grâce aux revenus de la taxe sur les sodas,  a pour sa part défini les nouveaux besoins des néo-ruraux « avant, on nous demandait des bureaux de poste, et des services publics… aujourd’hui, mes concitoyens des petites communes attendent des médecins, du haut-débit, et le maintien des commerces de proximité. »

Enfin, Damien ABAD est revenu sur la nécessité d’une taxation des transactions financières au niveau européen, et une politique énergétique et environnementale commune.

Enfin, les représentants des partis membres de l’Alliance se sont succédés à la tribune: Thierry CORNILLET pour le Parti Radical a défendu le principe « des idées communes, des candidats communs, une attitude commune », une union nécessaire, pour se relever de la « faute professionnelle commise contre le centrisme par François BAYROU en 2007. »

Jean-Marie BOCKEL, en tant que Président de la Gauche Moderne, a soutenu la démarche conduite par Hervé MORIN vers la présidentielle, et fustigé l’attitude des verts et du PS: « j’en étais resté à E=MC². J’ignorais que l’énergie, quand elle était nucléaire, pouvait se transformer en circonscriptions », et d’être « atterré » par « l’archaïsme, le conservatisme, et, je pense, l’insincérité des socialistes. »

Enfin, François SAUVADET et Hervé MORIN ont débattu ouvertement, et dans le plus grand respect mutuel des options stratégiques à venir.

Pour le premier, la question d’une candidature Nouveau Centre à la présidentielle se pose: « l’avenir de notre famille politique se joue-t-il au soir du 1er tour de la présidentielle, ou au soir du 2ème tour des législatives? » Et d’y apporter en réponse, l’influence, certes tardives, « mais reconnues par les faits (la règle d’or, le fédéralisme européen) » et le rôle du groupe centriste au cours de cette législature. Pour lui, « le 1er tour de la présidentielle, c’est un moment clé pour ceux qui veulent porter un message symbolique tous les cinq ans… » ce n’est pas le cas des centristes qui aspirent à la construction plus qu’à l’opposition systématique. Et de conclure, « je ne doute pas de tes capacités, cher Hervé, mais notre parti se doit de reconstruire le centre. »

Accueilli par une standing ovation, Hervé MORIN, revient d’abord sur le projet centriste: « un programme pour 5 ans, dans une conjoncture aussi incertaine, est-ce bien sérieux? Et bien oui, chers amis, c’est sérieux, quand on fait un projet chiffré, réaliste, et qui ne tombe pas dans la facilité budgétaire. »

Pour le président du NC, les mois à venir, ce sera tout sauf « Hollande au pays des merveilles ». « Qui peut croire qu’il suffit d’injecter 60 000 enseignants de plus, revenir au nombre  d’enseignants de 2007, pour que plus un enfant ne sorte illettré de l’école primaire? C’est tellement facile et même méprisant de dire: je vous donne 60 000 postes, alors vous me foutez la paix, et surtout vous votez pour moi! Oui, il y a besoin d’argent pour l’éducation, mais pas n’importe comment. »

Hervé MORIN a plaidé pour une société durable, désendettée, qui fait évoluer sa fiscalité de la production vers la consommation, et qui fait payer plus ceux qui gagnent plus. Associer tout le pays à l’effort qui doit être le nôtre dans les années à venir, c’est aussi faire passer la durée hebdomadaire de travail de 35 à 37 heures. « On doit être capable de bosser deux heures de plus par semaine pour tirer son pays de l’ornière dans lequel il est tombé. »

Mais pour demander ces efforts aux français, il faut une démocratie exemplaire, et de proposer entre autres mesures qui seront soumises à référendum dans les trois mois qui suivent la présidentielle, l’inégibilité à vie pour les politiques condamnés pour des scandales politico-financiers.

Hervé MORIN, souhaite qu’on sorte d’une croissance assise sur la consommation et financée par l’endettement. Il faut à présent qu’elle s’appuie sur les PME et sur notre appareil de production. Et de défendre la TVA Emploi « car qu’on paie nos dépenses sociales par la TVA ou par les prélèvements, c’est toujours le même montant. » Et même si ça semble impopulaire, faute de pédagogie, et sans doute d’un trop plein de démagogie, il faut rappeler que la TVA Sociale a marché en Europe du Nord, car elle permet de faire payer les dépenses sociales par les produits importés et par les touristes.

Enfin, Hervé MORIN a répondu à François SAUVADET, en affirmant, que « renoncer maintenant, c’est mourir sans fleurs ni couronnes ». « Nous devons être des acteurs et pas seulement des spectateurs des élections de 2012. »

Sommaire:

Le discours d’Hervé MORIN dans son intégralité

Changer d’ère – Le projet politique du Nouveau Centre – téléchargez le en intégralité et en .pdf

Vous pouvez également le consulter sur ce site:

CINQ PRIORITES

Priorité à l’Emploi

Priorité à l’Ecole

Priorité à la Démocratie

Priorité à une Europe fédérale

Priorité au désendettement

De nouvelles politiques:

Sécurité: Restaurer l’autorité de l’Etat

Une agriculture compétitive

Réussir la transition vers une croissance durable

Des clefs pour maintenir le pouvoir d’achat des français

Réussir la révolution numérique

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